dimanche 28 avril 2013

La mue

J'étais impatiente ce matin d'aller voir où en étaient "mes" œufs de grenouilles. J'imaginais que le temps froid de ces deux derniers jours n'avaient pas dû compter pour grand chose dans leur évolution. Ma déception fut grande de ne trouver qu'un seul petit têtard dans ma mare préférée (le petit en bas à droite), tout immobile dans la mousse, attendant sans doute un rayon de soleil pour le réchauffer.

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Pourtant, du 23 mars au 14 avril, les œufs avaient bien progressé, et j'étais sûre de trouver de petits monstres à pattes attendant le moment de sauter dehors de la mare. Rien - et pas un grenouillon en vue. Rien dans les herbes, rien sur le chemin, rien sous les buissons. Disparus!

La rivière avait bien changé pendant la même période...

23 mars 2013
 


28 avril 2013

Depuis le pont, nous avons longtemps suivi le ballet des hirondelles en chasse, nous étonnant de leur grande taille et de leur vélocité (toutes les photos sont floues!). Malgré le vent, les saules ont été bien plus dociles...

Nous étions seuls ce dimanche, peu de bicyclettes, peu de coureurs, peu de promeneurs... un ou deux passionnés d'oiseaux. C'est l'avantage du mauvais temps, et nous nous en félicitions, tout en nous réchauffant les mains au fond des poches... Le foulque était dans le champs, en bordure de chemin, pas du tout effrayé de notre passage et de nos photos... juste un peu curieux...
 
Pas de grenouilles, pas de tritons, mais nous avons observé les canards, vu un gobe-mouche, un héron, et d'innombrables petites fleurs. La surprise de la journée, c'est la découverte dans un talus de l'Anémone fausse renoncule dont nous a parlé Olivier dans son blog Ruralité et que je  n'avais jamais rencontrée dans la région.
 
Une balade dominicale gratifiante, dans un endroit que j'aime arpenter car cette réserve m'offre à chaque passage une visage différent.
Avant de vous quitter, je vous offre le parfum qui nous a accompagné le long des haies, celui de l'Epine noire, dont les petites fleurs sont comme autant de feux d'artifice!
Prunus spinosa
 
Bonne semaine!

samedi 20 avril 2013

Blanc dehors - un bouquet pour un dimanche 14

Il y a des jours où entre stupéfaction et incrédulité, on a envie de se recoucher au premier coup d'œil par la fenêtre!

Avril et ses giboulées! Une giboulée, non, une couche de neige qui gèle sur les arbres. La première pensée va au jardin : ai-je tout abrité? ai-je oublié une fragile? Puis c'est la grogne : non, je ne sortirai pas la pelle à neige remisée à la cave depuis quelques jours!
Le glorieux magnolia n'en mène pas large et il est désormais défleuri... Cinq jours d'éclat et il a trouvé plus blanc que lui!
Les jonquilles, les jacinthes, les primevères, tout est enfoui... Quelques tulipes résistent...

La nature est silencieuse, seul le grésillement de la neige qui tombe... puis un merle inconscient qui croit encore aux beaux jours. Suivi d'un pinson ... je les écoute, je me dis que ça ne va pas durer, que c'est toutes les années la même lassitude: l'hiver ne finit jamais assez tôt. Quelques corneilles criaillent, bien dans le même état d'esprit.
Puis une aile strie le ciel : une hirondelle, une seule. Le gris s'éclaircit, un pâle soleil essaie de percer...
Je sauve quelques fleurettes, et... c'est blanc dedans.



Bon dimanche à tous


jeudi 4 avril 2013

Appenzell en avril

J'ai tourné la page de mon calendrier, et j'ai dû regarder la légende... Impossible de reconnaître ce lieu familier. Je n'y voyais rien de caractéristique....  Une écurie, une ferme, un parasol... combien d'alpages alpins ont cette physionomie?  Seules les montagnes auraient pu m'indiquer l'endroit, mais je ne les connais pas...

Ferme montagnarde, Appenzell Rhodes-Intérieures par Markus Keller
 
"Appenzell" y ai-je lu. Ah bon? Que sais-je de ce bout de Suisse tout perdu, là-bas à l'est? J'y ai passé sans jamais m'arrêter, ni n'en rien retenir! Tout au plus quelques beaux bâtiments sur la place centrale.
Pourtant, c'est un haut lieu de traditions. Il y a un fromage, une chèvre, un chien, deux poules qui portent son nom. Mais aussi la musique,  le jodle, la Landsgemeinde, tout ce folklore dont je me sens si éloignée... et qui est pourtant si apprécié de la génération de nos parents ... et des touristes.
 
Je sais pourtant que les vachers appenzellois - y en a-t-il encore? - portaient une boucle d'oreilles en forme de cuillère à crème, et cela bien avant la mode du piercing.
Image tirée du net
Celle-ci est sensée les protéger du mal. Et à voir cette photo,  cette amulette a su séduire des hommes bien trop jeunes pour être vachers!
Un petit voyage à l'est s'impose, histoire de faire un peu de tourisme dans mon propre pays... Peut-être vous montrerai-je des photos d'Appenzell cette année encore!
 
 
 



lundi 1 avril 2013

L'instant rose

Le bruit de la neige m'a réveillée... Hier matin, le jardin était enseveli sous la couverture hivernale.  Puis le brouillard masqua l'horizon, et l'espace d'un instant, la nuée fut mauve puis rose.
Secondes magiques où le cœur se serre, où l'on ose à peine bouger de peur que le sortilège ne se brise... un soupir, et tout redevint blanc et gris.
De ce moment merveilleux, il ne m'est resté que le doux souvenir et cette fleur, son pâle reflet

 

Simple plaisir

d'une pratique retrouvée : le bouquet, cueilli aux petites heures, que l'on soit dimanche ou un autre jour! Alchémille et rose ...