Une photo m'a pincé le coeur ce matin! Celle des Sternbergia en fleurs, du blog Le retour chez Canelle.
Immédiatement, j'ai été transportée dans un lieu fort impressionnant. C'était en octobre 2009, dans la région du Magne, en Grèce...
La route avait été belle, malgré le ciel incertain, bordée de villages éparpillés dans les champs séchés et de figuiers de barbarie...
Nous avions quitté la route principale pour serpenter entre les villages fortifiés, souvent abandonnés, ou pourtant certaines maisons étaient heureusement restaurées, privilégiant la belle pierre blonde et des proportions harmonieuses et traditionnelles.
Chaque arrêt déclenchait des concerts d'aboiement peu rassurants. Au bout d'un chemin, nous arrivions sur cette jolie église... Ici, le silence régnait, nous étions au bout du monde...
La porte était fermée et un peu frustrés nous avons longuement cherché la clef, laissée en général dans une corniche, un détail de la porte ou du mur... Rien!
Tant pis pour les icônes, c'est en contrebas que le spectacle nous attendait, un olivier au tronc admirable
et à son pied, offrant leurs calices jaunes, piquetant l'herbe restée verte à l'ombre du centenaire
C'était ma première rencontre avec ce crocus d'automne, vécue comme extraordinaire - tant de fraîcheur dans un monde minéral que l'été avait séché et jauni!
La fleur et le lieu sont désormais inséparables dans mon esprit... et c'est pour faire vivre ce souvenir que j'ai planté des bulbes de cette belle dans mon jardin à l'automne passé... Mais le climat semble l'empêcher de fleurir, à moins que ce ne soit la nostalgie de la Méditerranée!















