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mardi 26 décembre 2017

Tous les arbres...

... ne sont pas verts et conifères pour la Noël!



Ce bouleau en habit de fête a su tromper sa solitude dans le matin givré.



Tous mes voeux pour la nouvelle année!

mardi 2 février 2016

Ce matin

Pour la première fois cette année,  du fond de mon lit, j'ai entendu le chant printanier du merle... Peut-être même que c'est lui qui m'a réveillée!
Pourtant, l'oiseau ne fanfaronnait pas comme en pleine saison, il chantait mezzo voce, comme pour s'exercer, comme s'il n'osait pas encore, comme si c'était indécent...


La joie du renouveau m'a envahie, et c'est le coeur léger que je me suis levée dans le petit jour encore laiteux...

mardi 27 octobre 2015

Excursion chez les fous

Pas d'ironie, ni de sujet grave... juste le motif du voyage en Gaspésie!  Après avoir goûté aux charmes villageois de Percé, nous étions prêts pour le premier bateau transportant les touristes autour de l'île de Bonaventure... Le temps était splendide et la bourgade bien calme dans l'air un peu frisquet du matin. Nous avons cru un instant avoir un bateau pour nous tout seuls... mais finalement, nous avons été ajoutés sur un autre bateau, où un groupe avait déjà pris place... Petite désillusion vite compensée, peu de monde sur le pont, juste quelques follos qui ne voulaient rien rater!
L'occasion de voir la petite ville depuis le large...


Le tour du rocher pour commencer, l'occasion d'approcher la pierre magique et de jauger l'arche sous un autre angle, et quand nous avons passé dans la lumière grise de son ombre, le silence s'est installé sur le bateau...


Puis nous avons passé côté soleil. Le pilier de la deuxième arche effondrée en 1845 semble encore bien solide, mais tout le rocher est sensé disparaître d'ici 400 ans...


Le rocher avait fort belle allure autrefois - et les bateaux étaient eux aussi plus impressionnants que notre caboteur!
« A view of the Pierced Island by Hervey Smyth » par Drawn by Hervey Smyth 1760,
 engraved by Canot, Pierre Charles, 1710-1777, engraver.
 Library of Congress Washington, D.C. 20540 USA. Sous licence Domaine public via Wikimedia 
Enfin, nous arrivions  au large de Bonaventure... Les premiers phoques gris, puis les phoques communs, partout, en train de prendre le soleil,


et enfin, la colonie des fous de Bassan! Une émotion forte... et une odeur qui l'est tout autant! Je pense que beaucoup d'oiseaux étaient déjà repartis, les poussins gris que nous apercevions étant déjà bien grands. Pourtant, c'était absolument extraordinaire de voir une telle concentration! Tout à fait exaltant!


Ce n'est pas spectaculaire dans mon compact, je le savais d'avance, mais à vrai dire, je n'avais cure de la qualité des photos... j'ai préféré détailler de mes yeux moins réducteurs les familles groupées à chaque anfractuosité de la falaise, et admirer le vol précis de ceux qui rentraient au nid. Le bateau passait tout doucement à bonne distance pour ne pas déranger les oiseaux qui doivent y être tellement habitués qu'ils les ignorent complètement.
Un gros plan - juste pour le souvenir...


Evidemment, ce n'est pas comme à la télé!
Il était trop tôt pour marcher sur l'île, les guides n'avaient pas encore accosté, et inutile de penser nous promener à notre guise dans cette réserve faunique de haute valeur!
Nous sommes donc restés à bord, pour un retour sans escale à Percé, non sans nous remplir les yeux encore du paysage...


mercredi 20 mars 2013

Jaseur


C'est l'oiseau que je voulais voir! Depuis mes premiers livres sur les oiseaux, depuis mes premiers voyages, j'espérais me trouver un jour nez à nez avec une troupe de ces clowns ailés, si bien masqués, si bien colorés...
Boréal, en plus! Jaseur boréal, comme un conteur nordique, comme une aurore volubile... J'en ai gambergé!
Les années ont passé, je ne l'ai pas oublié.
Quand j'ai vu un article sur un blog de la région disant qu'une troupe avait été aperçue en ville de Fribourg, j'ai couru au cimetière où les arbres semblaient leur offrir un dortoir

puis sur une colline, où ils auraient été aperçus. Mais les arbres restaient vides, et je n'entendais que merles et mésanges crier leur plaisir au soleil. J'ai fait quelques sorties, dans d'anciens vergers, le long des forêts, scrutant vainement la cime des arbres.

Puis j'ai renoncé, mais je ne doutais pas qu'un jour, dans ma vie, je les apercevrai.

Et un matin, derrière mon ordinateur, en train de bavarder avec ma soeur grecque, que vois-je dans mon chêne fraîchement taillé, presque à portée de main? Mais oui, une bonne cinquantaine! Le temps de saisir l'APN, de tirer deux fois à travers la vitre et un bruissement d'ailes à peine : c'était fini. Tant pis pour la photographie, je LES ai vus!
C'est flou, bien sûr! Trop de précipitation, mais quel bonheur!

Enfin, pour vous consoler de ma piètre illustration pour une si grande émotion, voici un portrait de ce charmeur  fugace par Gilles Hauser.
Photo de Gilles HAUSER
Bluffant, non?

dimanche 3 mars 2013

Balade photographique

Le redoux annoncé et tant attendu restant dissimulé sous la couverture ouateuse du ciel, les balades ont été rares... Mais la falaise prise sous la glace vit ses derniers instants et je me suis forcée à quitter le cocon douillet de la maison! Manquer le spectacle et escamoter la balade photographique traditionnelle serait regrettable!
Les rues sont désertes, à peine quelques rares voitures, je passe sous le pont. Comme le passage dans un autre monde. Tout est gris et vert, quelques tâches d'ocre pâle...

La rivière bruisse doucement son invite, la neige glacée crisse, la falaise est tout près, monstrueuse, majestueuse, impressionnante.
Le spectacle familier se laisse détailler et je m'extasie de la variété des formes et couleurs de la glace,
 de la masse grumeleuse aux aiguilles lumineuses.
De temps à autre un craquement sec et avant même que l'oeil ne saisisse la chute, le clapotis de l'eau. Glaçon ou fragment de la paroi?
Un cygne, nullement effrayé par ces décrochages, fait sa toilette, aussi soigneuse que celle du chat. Longuement, il se contorsionne, lisse ses plumes, s'ébroue, en grognant et reniflant...

L'harmonie des couleurs entre minéral et animal participe à la sérénité de la contemplation. Et c'est tardivement que je sortirai l'APN pour faire quelques photos de ce monde hors du temps, qui va disparaître ces prochains jours.
D'ailleurs, les saules ne disent pas le contraire !


vendredi 20 avril 2012

L'air du printemps

Il pleut, c'est la fête à la grenouille ... Mais une "fenêtre" non prévue s'est ouverte dans la grisaille et mes jambes impatientes n'ont plus qu'un impératif : marcher ! Oui, oui, ça m'arrive, quand c'est tout plat ... 
D'ailleurs, il y a une vibration dans l'air qui me rend joyeuse, presque fébrile. Ce n'est pas qu'il fasse chaud, non, mais c'est une caresse du soleil, entre deux nuages, une tiédeur, un vert tendre ...
Laisser la voiture aux portes de l'abbaye d'Hauterive qui semble blottie dans le fond de la vallée, contre les falaises, et se réfugier, pour échapper au vent, dans le cours de la rivière ...

Quelques promeneurs avec leurs chiens ne troublent pas le silence des lieux où seuls les oiseaux crient leur ivresse d'être en vie. Il suffit de passer le pont, admirer les couleurs,
et suivre le cours de l'eau. Le calme est immédiat, dans cet endroit de méditation. Le ruissellement de l'eau, le vent dans les saules ...Un regard en arrière, pour apprécier la lumière différemment dans le lacis des ombres.
Un remue-ménage trouble l'air suspendu ... Trois jeunes harles font la course, peut-être effarouchés par les pas de l'intruse sur les galets de la rive.
Un papillon, le citron (comme me l'a indiqué Phil dans son commentaire), butine le pissenlit, jaune sur jaune.
Quand le chemin s'arrêtera, coupé par le cours erratique de l'eau, une pause permettra de jouer de la brillance dans le soleil, les yeux plissés, appuyée contre un tronc couché 
dans la douceur mélancolique de l'après-midi.
Le retour par les champs, entre pissenlits, lierre terrestres, véroniques, m'offrira une guirlande de prunelliers et de verts entrelacés. 

La pluie a depuis repris, mais cet intermède me permet de la supporter avec patience ...

mardi 28 février 2012

Passages

Un long dimanche, à passer sans entrain, à papillonner d'une tâche à l'autre ... jusqu'au sursaut : il faut sortir avant que le soleil ne se couche, je ne veux pas terminer ma journée, ma semaine, dans ce train-train ronronnant, sans photo du jour, en plus !
Sauter dans la voiture, repasser mentalement les curiosités de la ville, écarter nombre de lieux pourtant aimés ... Avais-je vraiment envie de me retrouver dans ce petit air froid, malgré le soleil ?
Et si ..., voyons, depuis combien d'années ne suis-je pas retournée au Pont de Grandfey ? Mais il y a des travaux, des promeneurs du dimanche ... c'est une balade courue.  Tant pis,  j'y vais !


Le soleil dorait le passage, qui semblait pourtant se terminer en tunnel - ma hantise. Un peu oppressant, quand même ... Les drôles d'oiseaux sur les murs n'étaient pas non plus  rassurants, même s'ils ne manquaient pas d'allure !


Tout de suite, le bruit d'un vol et le trait de lumière contre la forêt en contrebas a attiré mon regard.  C'est la première fois que je vois un pigeon ramier de haut !


Un léger vertige me fait ralentir, pendant que je marche bien au milieu du couloir aéré dont les arches si puissantes vibrent au passage du train, à l'étage supérieur.


En aval, des couleurs d'automne jouent dans les roseaux et les saules, tandis que le vert émeraude de l'amont me surprend par son intensité.


Un petit friselis à la surface de l'eau ... des canards vaquant à leurs occupations printanières ...


Mon pas s'est assuré, personne ne trouble le silence, juste la foulée de quelque joggeur pour me distraire de ma longue contemplation.


Je reste là, suspendue entre deux mondes, jusqu'à ce que la lumière baisse, et que je ne distingue presque plus le pont bourdonnant de l'autoroute, là, un peu plus loin, barrant la falaise glacée au coude de la rivière.

Passage d'une rive à l'autre
Passage d'une semaine à l'autre
Passage du jour à la nuit ... 


mardi 14 février 2012

Saint Valentin

Non, nous ne fêtons pas la Saint-Valentin le 14 février, comme vous tous ! Pour des raisons d'anniversaire,  nous essayons de faire quelque chose d'inhabituel, le 13 février...
Hier, nous sommes donc partis au Grand Nord, matelassés comme des bibendum, prêts à affronter la banquise...
Lac de Neuchâtel
L'horizon était très lointain, perdu dans les brumes magnétiques du Pôle nord, et nous n'avons pas osé poser le pied sur cette couverture craquante ...


Les roseaux s'étaient aussi emmitouflés pour résister à la bise glacée ...

Marina de Chevroux
Non,  on n'a pas joué aux amoureux transis sur l'unique banc de la marina. Pourtant, il n'y avait pas de concurrence, les canards préférant mener leurs affaires amoureuses dans le bleu ...


ou dans le soleil qui a fait une courte apparition, ce qui leur a certainement donné quelques idées ... La glisse à deux, pas mal !


Quant aux cygnes, après des approches lentes, reniflantes et très ampoulées, sans oublier leur vieux réflexe narcissique pour se mirer dans la glace,


ils ont décidé de se jeter à l'eau et de se déclarer impétueusement leur amour, toutes voiles dehors.


Mais évidemment, toutes les histoires d'amour ne se terminent pas bien, même si c'est un jour de fête !


Après tout ce blanc, je vous souhaite une bonne Saint Valentin, sous le signe de l'amour et du rouge !

samedi 10 décembre 2011

La cascade

Le redoux m'a donné idée d'aller voir une vallée que je connais mal, pas trop loin : le ciel était changeant, mais l'air agréable ...
Evidemment, c'était compter sans la différence d'altitude, et c'est les pieds dans la neige que nous avons admiré les montagnes, avant de rebrousser chemin, la route inconnue étant prise par la boue et le gel ...
Vue depuis Abländschen
Sur la route du retour, dans le village de Bellegarde, nous avons passé devant l'Hôtel de la Cascade, et c'était donc l'occasion aujourd'hui de chercher cette fameuse cascade. A peine parqués, nous entendions déjà le bruit de l'eau : elle était là, toute proche ...


Une cascade de conte de fées, toute moussue et un long bassin transparent à ses pieds.


L'endroit était merveilleux, nous avons observé un troglodyte mignon, puis un cincle plongeur, qui a nagé dans le bassin, parcouru la falaise, plongé dans les fontaines à mi-hauteur, tout ça rien que pour nous épater.


Plus haut, un panneau nous apprenait que le lieu était cosmotellurique et que l'énergie atteignait une valeur de 13'500 Bovis ...Inutile de vous dire que dès notre retour, je me suis précipitée pour savoir ce qu'était ce "Bovis".  Avons-nous été sensibles à ces radiations ? Peut-être, nous avons beaucoup aimé cet endroit.

En retournant sur nos pas, j'ai remarqué ces trois "poyas" sur les fermes au bord de la route. J'admire depuis longtemps ces montées à l'alpage qui décorent encore souvent les façades des fermes fribourgeoises. Voici donc les premières photos de ces oeuvres naïves et souvent très colorées.

Jaun / Bellegarde, Mülimatta

Jaun / Bellegarde, Mülimatta

Jaun / Bellegarde, Mülimatta
Une petite balade tranquille pleine d'imprévus et de merveilles, comme je les aime !