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lundi 16 juillet 2018
mercredi 4 mai 2016
La fête à la grenouille
Il pleuvait un peu... Je repérai sur la carte un sentier de découverte des amphibiens. Un temps idéal, me semblait-il.
A mon arrivée sur les lieux, il pleuvait franchement et le parapluie était de rigueur. Je pestais déjà contre la possibilité de faire quelques photos avec cet engin dans les mains. Mais c'était compter sans le caractère facétieux desdites grenouilles!
Quelques croassements ironiques à droite... mais impossible de rejoindre la farceuse : le marais était un vrai marais et le sentier ne prévoyait pas de nous y emmener. Puis, un rire, juste derrière moi! Mais je n'y vis rien.... l'eau calme, partout, entre les sagittaires nouvelles!
Joli tableau, mais rien ne nageait dans l'eau claire - trop claire?
Puis, quelques cardamines, toutes fraîches, seules taches de lumière dans tout ce vert.
Je n'ai rien vu d'autre... Entre temps, il pleuvait franchement!
Les grenouilles seraient-elles fatiguées de tant d'eau - à moins qu'elles ne soient de connivence avec le ciel?
A mon arrivée sur les lieux, il pleuvait franchement et le parapluie était de rigueur. Je pestais déjà contre la possibilité de faire quelques photos avec cet engin dans les mains. Mais c'était compter sans le caractère facétieux desdites grenouilles!
Quelques croassements ironiques à droite... mais impossible de rejoindre la farceuse : le marais était un vrai marais et le sentier ne prévoyait pas de nous y emmener. Puis, un rire, juste derrière moi! Mais je n'y vis rien.... l'eau calme, partout, entre les sagittaires nouvelles!
Joli tableau, mais rien ne nageait dans l'eau claire - trop claire?
Puis, quelques cardamines, toutes fraîches, seules taches de lumière dans tout ce vert.
Je n'ai rien vu d'autre... Entre temps, il pleuvait franchement!
Les grenouilles seraient-elles fatiguées de tant d'eau - à moins qu'elles ne soient de connivence avec le ciel?
mercredi 27 janvier 2016
Sainte Apolline
Une journée grise et humide... une envie de se dégourdir les jambes, de marcher pour secouer la léthargie cotonneuse des jours sans occupation... Je suis retournée dans un endroit que j'aime beaucoup, la Chapelle et le Pont de Sainte Apolline...
Pendant longtemps, ce nom désuet ne présentait pour moi aucun intérêt, je croyais à un hameau en bordure de la ville. Puis au hasard de mes recherches sur le Chemin de St-Jacques de Compostelle, je tombais sur une photo de l'arcade superbe du pont...
La construction actuelle date du 16ème ou du 17ème siècle, mais d'autres ponts l'avaient précédé puisque la première mention de ce passage date de 1243.
La première chapelle, elle, date de 1143... Sainte Apolline, martyre à qui l'on arracha les dents avant de la brûler, était invoquée pour guérir les maux de dents... On aurait retrouvé de nombreuses dents cariées autour de la petite chapelle.
Hormis ces détails macabres, l'endroit est charmant, tout empreint d'histoire, à l'écart désormais de la circulation. La chapelle est fleurie encore aujourd'hui et les passant allument parfois des bougies...
Très fréquenté autrefois, seuls quelques marcheurs troublent aujourd'hui le calme du lieu, et l'on peut entendre la rivière en contrebas parmi les cris des mésanges et des sittelles.
J'ai flâné longtemps ce dimanche dans les chemins creux, le long d'un ruisseau affluent, m'imprégnant de cette atmosphère d'hiver médiéval... comme un retour en arrière dans un imaginaire collectif.
Pendant longtemps, ce nom désuet ne présentait pour moi aucun intérêt, je croyais à un hameau en bordure de la ville. Puis au hasard de mes recherches sur le Chemin de St-Jacques de Compostelle, je tombais sur une photo de l'arcade superbe du pont...
La construction actuelle date du 16ème ou du 17ème siècle, mais d'autres ponts l'avaient précédé puisque la première mention de ce passage date de 1243.
La première chapelle, elle, date de 1143... Sainte Apolline, martyre à qui l'on arracha les dents avant de la brûler, était invoquée pour guérir les maux de dents... On aurait retrouvé de nombreuses dents cariées autour de la petite chapelle.
Hormis ces détails macabres, l'endroit est charmant, tout empreint d'histoire, à l'écart désormais de la circulation. La chapelle est fleurie encore aujourd'hui et les passant allument parfois des bougies...
Très fréquenté autrefois, seuls quelques marcheurs troublent aujourd'hui le calme du lieu, et l'on peut entendre la rivière en contrebas parmi les cris des mésanges et des sittelles.
J'ai flâné longtemps ce dimanche dans les chemins creux, le long d'un ruisseau affluent, m'imprégnant de cette atmosphère d'hiver médiéval... comme un retour en arrière dans un imaginaire collectif.
vendredi 3 avril 2015
Floraison
"Les abricotiers sont en fleurs"... La nouvelle court dans les journaux, sur le net, parmi tous ceux qui ont quitté le Valais! C'est comme une ritournelle annuelle qui fait que même si je n'en ai plus la nostalgie, je sais toujours précisément quand la floraison débute!
Cette année, nous avons fait le déplacement, malgré le vent, la pluie et le ciel gris! Nous avons traversé la plaine de part et d'autre, en remontant le long du Rhône, puis en redescendant par le vignoble... nous extasiant à chaque nappe claire aperçue!
Nous avons choisi pour nous arrêter un verger plus âgé, avec une culture basse-tige, taille en gobelet à l'ancienne, bien plus décorative à mon goût que les tailles en palmettes si pratiques pour la cueillette!
Le miracle de cette floraison immaculée, aux sépales roses, sur le bois noir et écailleux, nous a à nouveau émerveillés... et dire que j'avais oublié cette impression si forte!
Je m'attendais à un parfum suave, mais non,.. Aucune abeille non plus dans ce jour de grand vent!
Juste une aile, pas très loin...
Je le sais, l'année prochaine, je retournerai voir les abricotiers en fleurs!
Cette année, nous avons fait le déplacement, malgré le vent, la pluie et le ciel gris! Nous avons traversé la plaine de part et d'autre, en remontant le long du Rhône, puis en redescendant par le vignoble... nous extasiant à chaque nappe claire aperçue!
Nous avons choisi pour nous arrêter un verger plus âgé, avec une culture basse-tige, taille en gobelet à l'ancienne, bien plus décorative à mon goût que les tailles en palmettes si pratiques pour la cueillette!
Le miracle de cette floraison immaculée, aux sépales roses, sur le bois noir et écailleux, nous a à nouveau émerveillés... et dire que j'avais oublié cette impression si forte!
Je m'attendais à un parfum suave, mais non,.. Aucune abeille non plus dans ce jour de grand vent!
Juste une aile, pas très loin...
Je le sais, l'année prochaine, je retournerai voir les abricotiers en fleurs!
samedi 28 mars 2015
Une balade dans le printemps
Ce matin, j'ai renoué avec une vieille habitude: une balade dans la fraîcheur... Prise tout l'hiver par la lecture quotidienne des blogs, douillettement installée avec mes cafés derrière mon ordinateur, je me suis laissée vivre, le plus chaleureusement possible. Mais ce rythme commence sérieusement à me lasser...
Désireuse de voir si l'Anémone hépatique dont je vous parle ici et ici était fleurie, j'ai repris le chemin de la forêt abîmée. Celle-ci se remet doucement du carnage, et les joggeurs rencontrés ne semblent même pas remarquer les cicatrices laissées par la coupe des grands arbres voilà deux ans.
D'ailleurs, le chemin est encore longé de sapins et de hêtres, comme s'il avait fallu le protéger tout en dégarnissant la forêt jusqu'à ses rives...
Les grives, les mésanges et les pinsons entrelaçaient leurs chants et leurs cris au-dessus de ma tête, le soleil baignait le sous-bois et l'air piquait encore un peu. La rumeur de la ville me parvenait, vibrante mais si éloignée.
Il était encore trop tôt pour que l'Anémone tant admirée relève la tête... elle semblait encore toute alanguie. Pourtant, sa belle couleur formait déjà des flaques azur dans le brun des feuilles mortes.
Je me suis arrêtée sous l'arbre aux chatons espérant surprendre un bourdonnement... mais les abeilles elles aussi dormaient encore!
A l'orée de la forêt, une petite troupe de chamois, familière des lieux, paissait dans les pâturages reverdis, en toute quiétude. Rien n'aurait pu leur faire relever la tête pour permettre à la photographe de faire une "vraie" photo!
Je suis restée à longtemps à les observer, adossée tranquillement à un arbre, espérant une action quelconque de leur part. Même les joggueurs suivant la courbe du chemin qui les rapprochait ne les ont pas fait broncher - bien trop occupés à se nourrir...
J'ai rebroussé chemin, et la lumière dans la forêt avait changé : l'Anémone s'était réveillée!
Désireuse de voir si l'Anémone hépatique dont je vous parle ici et ici était fleurie, j'ai repris le chemin de la forêt abîmée. Celle-ci se remet doucement du carnage, et les joggeurs rencontrés ne semblent même pas remarquer les cicatrices laissées par la coupe des grands arbres voilà deux ans.
D'ailleurs, le chemin est encore longé de sapins et de hêtres, comme s'il avait fallu le protéger tout en dégarnissant la forêt jusqu'à ses rives...
Les grives, les mésanges et les pinsons entrelaçaient leurs chants et leurs cris au-dessus de ma tête, le soleil baignait le sous-bois et l'air piquait encore un peu. La rumeur de la ville me parvenait, vibrante mais si éloignée.
Il était encore trop tôt pour que l'Anémone tant admirée relève la tête... elle semblait encore toute alanguie. Pourtant, sa belle couleur formait déjà des flaques azur dans le brun des feuilles mortes.
Je me suis arrêtée sous l'arbre aux chatons espérant surprendre un bourdonnement... mais les abeilles elles aussi dormaient encore!
A l'orée de la forêt, une petite troupe de chamois, familière des lieux, paissait dans les pâturages reverdis, en toute quiétude. Rien n'aurait pu leur faire relever la tête pour permettre à la photographe de faire une "vraie" photo!
Je suis restée à longtemps à les observer, adossée tranquillement à un arbre, espérant une action quelconque de leur part. Même les joggueurs suivant la courbe du chemin qui les rapprochait ne les ont pas fait broncher - bien trop occupés à se nourrir...
J'ai rebroussé chemin, et la lumière dans la forêt avait changé : l'Anémone s'était réveillée!
mardi 13 janvier 2015
Continuer
Loin de l'horreur, cet après-midi là, je me baladais encore et toujours pas très loin de chez moi. Dans l'innocence et la beauté...
Il faisait froid, et malgré le soleil couchant, l'humidité montait de la terre, me transperçant jusqu'aux os. Mais le paysage savait me retenir...
Je regardais les variations de la lumière, marchant d'un bon pas sur le chemin pour me réchauffer. J'admirais les arbres dépouillés et leur silhouette si bien dessinée... Un grand silence, le passage parfois d'une voiture au loin, rien de plus.... aucun chant d'oiseau.
Finalement, le froid me fera revenir sur mes pas.
Ce n'est qu'au retour que je fus frappée par la nouvelle... la beauté rattrapée par la laideur et la haine.
Depuis, le grand élan de solidarité qui a suivi a été une consolation et il me permettra de continuer.
Il faisait froid, et malgré le soleil couchant, l'humidité montait de la terre, me transperçant jusqu'aux os. Mais le paysage savait me retenir...
Je regardais les variations de la lumière, marchant d'un bon pas sur le chemin pour me réchauffer. J'admirais les arbres dépouillés et leur silhouette si bien dessinée... Un grand silence, le passage parfois d'une voiture au loin, rien de plus.... aucun chant d'oiseau.
Finalement, le froid me fera revenir sur mes pas.
Ce n'est qu'au retour que je fus frappée par la nouvelle... la beauté rattrapée par la laideur et la haine.
Depuis, le grand élan de solidarité qui a suivi a été une consolation et il me permettra de continuer.
lundi 24 novembre 2014
Dans l'automne finissant
Des semaines chamboulées où le temps ne semble plus avoir la même mesure, où les tâches s'enchaînent les unes aux autres, sans qu'il semble possible de les choisir... et une petite fenêtre inespérée, un après-midi de soleil, comme un cadeau!
Dans le contre jour, la voie semble toute tracée... traverser le village, franchir les obstacles et déboucher dans la vallée.
Les montagnes enneigées surplombent les forêts rousses des hêtres défeuillés... Juste quelques mélèzes rappellent les ors de la semaine passée.
Les arbres sont dépouillés, ils ont pris leurs couleurs d'hiver - pourtant le soleil chauffe encore doucement leurs bois pas encore prêt à affronter l'hiver, dirait-on.
Je me sens moi aussi encore désireuse d'un peu de chaleur... cet après-midi semble aussi doux qu'un printemps. Arrêt sous un grand tilleul abritant quelques fruits de fusain déjà pillés par les moineaux qui pépient au-dessus de ma tête: de la couleur encore!
Mais à flanc de coteau, le feu des forestiers laisse traîner une fumée, comme une longue écharpe de nostalgie dans l'automne finissant.
Dans le contre jour, la voie semble toute tracée... traverser le village, franchir les obstacles et déboucher dans la vallée.
Les montagnes enneigées surplombent les forêts rousses des hêtres défeuillés... Juste quelques mélèzes rappellent les ors de la semaine passée.
Les arbres sont dépouillés, ils ont pris leurs couleurs d'hiver - pourtant le soleil chauffe encore doucement leurs bois pas encore prêt à affronter l'hiver, dirait-on.
Je me sens moi aussi encore désireuse d'un peu de chaleur... cet après-midi semble aussi doux qu'un printemps. Arrêt sous un grand tilleul abritant quelques fruits de fusain déjà pillés par les moineaux qui pépient au-dessus de ma tête: de la couleur encore!
Mais à flanc de coteau, le feu des forestiers laisse traîner une fumée, comme une longue écharpe de nostalgie dans l'automne finissant.
mercredi 5 novembre 2014
Samedi forestier
"J'ai envie d'une balade". Voilà ce que mes proches entendent à satiété car depuis l'enfance, selon les dires de ma mère, "les murs me tombent dessus". Je dois sortir, sentir la ville ou la nature, tout sauf rester confinée...
Mais après tant d'années passées dans la même région, les balades d'une heure ou deux, je crois les avoir toutes faites! Pourtant, je m'obstine, le nez sur la carte, à repérer des chemins non encore parcourus, des "gouilles" inconnues miraculeusement écartées des parcours familiaux avec jeux organisés... L'autre impératif que je fixe, et pas des moins exigeants dans ma région, c'est "pas trop de montée". D'accord, c'est presque impossible ici, je me fais avoir régulièrement, mais si la balade n'est pas trop longue, je suis bonne perdeuse - juste pour avoir marché à l'air libre!
Samedi passé, le temps était si doux... Comment me résoudre à jardiner, alors que la nature alentour commence à prendre couleurs? La forêt m'appelait... Sur la carte, une épinglette "curiosité" attira mon attention: "Flühlenmühle" Ah! un moulin, donc de l'eau, une rivière...
Nous avons laissé la voiture sur le chantier tout proche et dévalé le chemin de gravats en nous disant que nous avions fait un drôle de choix... Mais dès la rivière atteinte, le chemin reprit une allure moins industrielle et en quelques centaines de pas, nous avions atteint une grosse ferme cossue, avec sur son côté le moulin!
Un filet d'eau suffisait pour que l'immense machine tourne, pesamment, glissante et comme huilée. Un moment mystérieux... Le moulin a été rénové, il est visitable dans le cadre d'activités tout au long de l'année. Mais là, il ne tournait que pour nous, dans un silence impressionnant.
Tout le lieux était moussu, humide, et en quittant la ferme, une fontaine gnome impressionnante...
Tufs et mousses n'empêchaient pas son gargouillement impétueux!
Nous avons suivi le torrent, pénétrant dans la forêt, jouant avec les feuilles déjà tombées et admirant la lumière dans celles qui jaunissaient au-dessus de nos têtes...
Le chemin descendait joliment et je savais qu'il faudrait que je revienne sur mes pas! Mais, le spectacle du soleil dans les hêtres étaient bien trop beau pour que je renonce déjà.
Finalement, nous avons débouché sur la rivière, toute d'argent derrière l'écran doré...
Avant de reprendre la montée, nous avons encore flâné jusque sous les arches du pont de chemin de fer, débusquant des drôles de champignons sur les troncs, dans les feuilles, essayant d'apercevoir le troglodyte dont nous entendions le cri d'alarme.
Déjà, le brouillard reprenait ses droits et l'atmosphère de la forêt au retour avait complètement changé en deux heures à peine!
Entre un chantier, un moulin et un pont, un morceau de nature conservée et un samedi de novembre tout de douceur!
Mais après tant d'années passées dans la même région, les balades d'une heure ou deux, je crois les avoir toutes faites! Pourtant, je m'obstine, le nez sur la carte, à repérer des chemins non encore parcourus, des "gouilles" inconnues miraculeusement écartées des parcours familiaux avec jeux organisés... L'autre impératif que je fixe, et pas des moins exigeants dans ma région, c'est "pas trop de montée". D'accord, c'est presque impossible ici, je me fais avoir régulièrement, mais si la balade n'est pas trop longue, je suis bonne perdeuse - juste pour avoir marché à l'air libre!
Samedi passé, le temps était si doux... Comment me résoudre à jardiner, alors que la nature alentour commence à prendre couleurs? La forêt m'appelait... Sur la carte, une épinglette "curiosité" attira mon attention: "Flühlenmühle" Ah! un moulin, donc de l'eau, une rivière...
Nous avons laissé la voiture sur le chantier tout proche et dévalé le chemin de gravats en nous disant que nous avions fait un drôle de choix... Mais dès la rivière atteinte, le chemin reprit une allure moins industrielle et en quelques centaines de pas, nous avions atteint une grosse ferme cossue, avec sur son côté le moulin!
Un filet d'eau suffisait pour que l'immense machine tourne, pesamment, glissante et comme huilée. Un moment mystérieux... Le moulin a été rénové, il est visitable dans le cadre d'activités tout au long de l'année. Mais là, il ne tournait que pour nous, dans un silence impressionnant.
Tout le lieux était moussu, humide, et en quittant la ferme, une fontaine gnome impressionnante...
Tufs et mousses n'empêchaient pas son gargouillement impétueux!
Nous avons suivi le torrent, pénétrant dans la forêt, jouant avec les feuilles déjà tombées et admirant la lumière dans celles qui jaunissaient au-dessus de nos têtes...
Le chemin descendait joliment et je savais qu'il faudrait que je revienne sur mes pas! Mais, le spectacle du soleil dans les hêtres étaient bien trop beau pour que je renonce déjà.
Finalement, nous avons débouché sur la rivière, toute d'argent derrière l'écran doré...
Avant de reprendre la montée, nous avons encore flâné jusque sous les arches du pont de chemin de fer, débusquant des drôles de champignons sur les troncs, dans les feuilles, essayant d'apercevoir le troglodyte dont nous entendions le cri d'alarme.
Déjà, le brouillard reprenait ses droits et l'atmosphère de la forêt au retour avait complètement changé en deux heures à peine!
Entre un chantier, un moulin et un pont, un morceau de nature conservée et un samedi de novembre tout de douceur!
mardi 14 octobre 2014
Reprendre mes balades...
L'été a été fort varié, entre visites, famille, et voyages.... le tout sous la pluie! J'ai essayé de sauver quelques balades, entre les averses, obligations, et gros coups de fatigue parfois. Mais pas autant que je l'aurais voulu! L'automne ouvrant ses premiers feux, je me sens des fourmis dans les jambes : sortir, s'aérer, marcher... et photographier!
Envie aussi de découvrir de nouveaux panoramas, de renouveler mes sorties favorites! C'est dans cet esprit que, munis d'une carte pédestre, nous sommes partis à la découverte d'une rivière gruyérienne et d'un nom qui nous a "allumé": Ancienne Part-Dieu. Néophytes et innocents, nous n'avions pas regardé les courbes de niveau... Juste à la sortie de la ville, la route étroite traversait un pâturage et montait vers la forêt. Nous sommes partis du "pas du montagnard".
Très vite, j'ai trouvé prétexte à m'arrêter pour photographier le paysage, le souffle déjà court. Ayant mal apprécié la distance, je pensais qu'après la belle montée, juste là, à la sortie de la forêt, nous déboucherions sur un nouveau plateau et que je pourrai me délasser les muscles des jambes qui tiraient... J'ai ralenti le pas, et serré les dents! Je ne voulais pas renoncer...
La rivière était en dessous de nous, on entendait l'eau couler et de nombreux ruisseaux y dévalaient... Plus question de la suivre...
Le plateau, enfin, la route moins pentue, une grande respiration et une impression d'être loin, au bout du monde!
L'air était doux et très clair, comme lavé par les pluies des derniers jours... Un paysage campagnard, très bucolique, quelques fermes éparses, et des troupeaux de vaches: une image d'Epinal!
Enfin, le but, derrière le vieux verger...
L'Ancienne Part-Dieu, entourée de sa muraille, est propriété privée. Elle ne s'ouvre au public que pour quelques manifestations... Nous avons, depuis, lu son histoire mouvementée que vous trouverez sous ce lien. Nous avons fait le tour de l'enceinte, accompagnés par le beuglement des veaux paissant dans ses prés qui semblaient saluer notre arrivée.
Par-dessus le mur, nous avons vu le toit de la chapelle joliment décorée et à l'horloge arrêtée.
Je suis toujours frappée par la désaffectation qui atteint des lieux autrefois très fréquentés et maintenant isolés. A la Chartreuse de la Part-Dieu, les moines faisaient l'aumône "à une cohorte de pauvres gens à la recherche de pain et d'un bol de soupe".
La lumière s'adoucissait et un petit air frais descendait des montages, nous avons donc rebroussé chemin, tout légers de savoir que nous n'aurons plus de chemin "en montée". Nous nous sommes encore amusés des cris des jeunes geais dans la hêtraie, et de la "pluie" des faines qui accompagnait leur charivari.
Les veaux, déçus de notre départ, nous suivirent en caracolant derrière la haie, profitant de chaque brèche pour admirer les badauds.
En contrebas, le ciel avait changé, le soir tombe désormais très vite. Les muscles et les pieds brûlants, nous avons retrouvé la voiture avec plaisir! Il faudra plusieurs de ces balades pour que la forme des "baladeurs" revienne...
Envie aussi de découvrir de nouveaux panoramas, de renouveler mes sorties favorites! C'est dans cet esprit que, munis d'une carte pédestre, nous sommes partis à la découverte d'une rivière gruyérienne et d'un nom qui nous a "allumé": Ancienne Part-Dieu. Néophytes et innocents, nous n'avions pas regardé les courbes de niveau... Juste à la sortie de la ville, la route étroite traversait un pâturage et montait vers la forêt. Nous sommes partis du "pas du montagnard".
Très vite, j'ai trouvé prétexte à m'arrêter pour photographier le paysage, le souffle déjà court. Ayant mal apprécié la distance, je pensais qu'après la belle montée, juste là, à la sortie de la forêt, nous déboucherions sur un nouveau plateau et que je pourrai me délasser les muscles des jambes qui tiraient... J'ai ralenti le pas, et serré les dents! Je ne voulais pas renoncer...
La rivière était en dessous de nous, on entendait l'eau couler et de nombreux ruisseaux y dévalaient... Plus question de la suivre...
Le plateau, enfin, la route moins pentue, une grande respiration et une impression d'être loin, au bout du monde!
L'air était doux et très clair, comme lavé par les pluies des derniers jours... Un paysage campagnard, très bucolique, quelques fermes éparses, et des troupeaux de vaches: une image d'Epinal!
Enfin, le but, derrière le vieux verger...
L'Ancienne Part-Dieu, entourée de sa muraille, est propriété privée. Elle ne s'ouvre au public que pour quelques manifestations... Nous avons, depuis, lu son histoire mouvementée que vous trouverez sous ce lien. Nous avons fait le tour de l'enceinte, accompagnés par le beuglement des veaux paissant dans ses prés qui semblaient saluer notre arrivée.
Par-dessus le mur, nous avons vu le toit de la chapelle joliment décorée et à l'horloge arrêtée.
Je suis toujours frappée par la désaffectation qui atteint des lieux autrefois très fréquentés et maintenant isolés. A la Chartreuse de la Part-Dieu, les moines faisaient l'aumône "à une cohorte de pauvres gens à la recherche de pain et d'un bol de soupe".
La lumière s'adoucissait et un petit air frais descendait des montages, nous avons donc rebroussé chemin, tout légers de savoir que nous n'aurons plus de chemin "en montée". Nous nous sommes encore amusés des cris des jeunes geais dans la hêtraie, et de la "pluie" des faines qui accompagnait leur charivari.
Les veaux, déçus de notre départ, nous suivirent en caracolant derrière la haie, profitant de chaque brèche pour admirer les badauds.
En contrebas, le ciel avait changé, le soir tombe désormais très vite. Les muscles et les pieds brûlants, nous avons retrouvé la voiture avec plaisir! Il faudra plusieurs de ces balades pour que la forme des "baladeurs" revienne...
mercredi 7 mai 2014
Singapour / 4
Les jardins : voilà de quoi me convaincre d'un voyage sous un climat exotique! Et Singapour ne m'a pas déçue! Je vous ai déjà dit la surprise de voir cette ville immense être pensée comme un jardin - ou comme une avancée dans la jungle... En une semaine, impossible de tous les voir tous ses jardins comme j'aime le faire, pas à pas, en détaillant les paysages créés et les plantes, en découvrant des merveilles végétales inconnues, ou en me remémorant d'autres voyages, d'autres séjours, qui surgissent à la vision de certaines fleurs ou de certains arbres, à l'instar de cette fleur de Thundbergia dont la liane entourait la terrasse de ma maison sahélienne...
Il a fallu faire un choix. Or s'il faut voir un jardin à Singapour, c'est sans conteste le monumental "Gardens by the bay", situé comme son nom l'indique en bordure de mer, à quelques centaines de mètres à peine de la city. Deux serres énormes - dont l'une était fermée lors de notre passage - et des arbres structures destinés à accueillir, outre les plantes qui partent à leur assaut, la micro faune et les oiseaux...
Quelle surprise de voir qu'une serre abritait la flore méditerranéenne! Je n'avais pas imaginé, bloquée dans mon idée de serre tropicale, que cette flore était la curiosité exotique sous ce climat singapourien! Des oliviers centenaires - bien sûr - de la lavande. des géraniums, et une exposition de roses, avec comme thème la Guerre des Roses. C'était le côté "attraction" du parc, pas celui qui m'a le plus intéressée...
Sous ce dôme splendide, les gens semblent bien petits et la collection de palmiers est tout à son aise. Plus loin d'ailleurs, une collection de baobabs et d'arbres bouteilles a trouvé sa place dans un air à peine climatisé... Emotion végétale, certes, mais architecturale aussi!
A travers la verrière, d'autres prouesses, avec ce bâtiment fort connu dont le toit réunit les trois tours en un immense jardin...
Les grands arbres métalliques eux sont à l'extérieur et les épiphytes et les lianes colonisent lentement mais sûrement leur structure. Spectacle extraordinaire et grandiose, paysage pour géants... un autre monde!
Nous avons choisi, le jour suivant, de visiter le Parc des oiseaux, ¨le Jurong Bird Park. Dans un quartier industriel gagné sur la mer, encore un parc de verdure énorme, comprenant des immenses volières, des étangs, des forêts! La collection d'Heliconia qui m'intéressait n'était pas en fleur - mauvaise saison! - mais j'ai quand même pu me faire plaisir!
Les oiseaux, bien sûr, sont en captivité et en liberté dans ce parc qui cède encore plus à l'attraction que les Gardens by the bay - mais la pluie a su chasser les foules vers les buvettes et autres abris, nous permettant de déambuler à notre aise!
Nous avons passé une journée à déambuler dans ce jardin "habité", et nous ne sommes revenus sur nos pas qu'une fois la pluie passée et les pieds fatigués!
Un dernier regard à cet échassier étonnant - et à ses admirateurs - et nous avons retrouvé la circulation de fin d'après-midi et ses embouteillages.
Singapour n'avait pas failli à sa réputation de ville verte!
Ainsi se termine les quatre billets que je consacre à ce voyage très court - mais très dépaysant. Certes, je suis bien consciente de n'avoir en une semaine qu'à peine effleuré le sujet... Mais si je n'ai pas "tout vu", j'aime à penser que je pourrai y revenir et y trouver d'autres centres d'intérêts : architecture - toujours et encore, tant les immeubles sont audacieux et beaux - art et musique, dont je n'ai rien vu, ni rien entendu - les temples, les musées, les quartiers périphériques, et évidemment, la vie quotidienne des gens dont ma condition de touriste ne m'a laissé entrevoir que quelques facettes.
![]() |
| Thundbergia (non déterminée) |
Quelle surprise de voir qu'une serre abritait la flore méditerranéenne! Je n'avais pas imaginé, bloquée dans mon idée de serre tropicale, que cette flore était la curiosité exotique sous ce climat singapourien! Des oliviers centenaires - bien sûr - de la lavande. des géraniums, et une exposition de roses, avec comme thème la Guerre des Roses. C'était le côté "attraction" du parc, pas celui qui m'a le plus intéressée...
Sous ce dôme splendide, les gens semblent bien petits et la collection de palmiers est tout à son aise. Plus loin d'ailleurs, une collection de baobabs et d'arbres bouteilles a trouvé sa place dans un air à peine climatisé... Emotion végétale, certes, mais architecturale aussi!
A travers la verrière, d'autres prouesses, avec ce bâtiment fort connu dont le toit réunit les trois tours en un immense jardin...
Les grands arbres métalliques eux sont à l'extérieur et les épiphytes et les lianes colonisent lentement mais sûrement leur structure. Spectacle extraordinaire et grandiose, paysage pour géants... un autre monde!
Nous avons choisi, le jour suivant, de visiter le Parc des oiseaux, ¨le Jurong Bird Park. Dans un quartier industriel gagné sur la mer, encore un parc de verdure énorme, comprenant des immenses volières, des étangs, des forêts! La collection d'Heliconia qui m'intéressait n'était pas en fleur - mauvaise saison! - mais j'ai quand même pu me faire plaisir!
Les oiseaux, bien sûr, sont en captivité et en liberté dans ce parc qui cède encore plus à l'attraction que les Gardens by the bay - mais la pluie a su chasser les foules vers les buvettes et autres abris, nous permettant de déambuler à notre aise!
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| Aras bleus |
A la cascade - sous filets - nous avions l'impression d'être perdus dans quelque jungle, et nous avons pu écouter le chant des oiseaux qui saluait la ixième averse de la journée comme si c'était la première. C'était un moment magique... Une multitude d'oiseaux habite dans ces fourrés - canards ou passereaux - et l'impression d'être loin de toute civilisation en était renforcée! Un intermède qui doit être très apprécié dans la ville gigantesque!
Nous avons passé une journée à déambuler dans ce jardin "habité", et nous ne sommes revenus sur nos pas qu'une fois la pluie passée et les pieds fatigués!
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| Tantale ibis |
Singapour n'avait pas failli à sa réputation de ville verte!
Ainsi se termine les quatre billets que je consacre à ce voyage très court - mais très dépaysant. Certes, je suis bien consciente de n'avoir en une semaine qu'à peine effleuré le sujet... Mais si je n'ai pas "tout vu", j'aime à penser que je pourrai y revenir et y trouver d'autres centres d'intérêts : architecture - toujours et encore, tant les immeubles sont audacieux et beaux - art et musique, dont je n'ai rien vu, ni rien entendu - les temples, les musées, les quartiers périphériques, et évidemment, la vie quotidienne des gens dont ma condition de touriste ne m'a laissé entrevoir que quelques facettes.
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A force d'avoir trop dansé dans le vent A force d'avoir trop résisté A force d'avoir trop vécu



















































