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lundi 28 juillet 2014

La pyramide suisse

Je vous ai parlé déjà du mythique Mont Niesen, découvert au hasard du calendrier 2013, et ensuite  de ma balade sur l'autre rive qui m'avait permis d'admirer la "pyramide suisse". 
J'aime faire du tourisme en compagnie d'amis de passage, c'est souvent une découverte, comme si ceux-ci nous prêtaient leurs yeux peu familiers des  paysages qui nous sont quotidiens! C'est dans ces conditions que nous sommes partis à l'ascension du Mont Niesen...


Vu depuis la plaine, ce n'était pas très engageant... Outre que nous nous sentions tout petits devant ce mur de sapins, nous pensions au brouilard, aux nuages, aux nues célestes et glaciales, mais nous n'avons pas voulu renoncer au pied... de la montagne.


D'ailleurs, le funiculaire semblait aborder une courbe douce, et c'est assez confiants que nous avons embarqué.


Très vite, nous nous sommes sentis enlevés-élevés, à la grâce de la machine et de la crémaillère. Nous rejoignions les nuages à lente mais inévitable ascension.


Le changement de station et de rame s'est fait très rapidement, et la pente a semblé vouloir s'accentuer encore. Pas de circonvolution, le tracé est rectiligne. L'affiche n'exagère rien!

Galerie 123, Genève
Léger vertige à l'arrivée... l'air vif, de la ouate en dessous, et du bleu mêlé en dessus... le chemin semblait bien hasardeux! Pourtant tout est sécurisé et fait pour les promeneurs peu sportifs. Sur le sentier plus bas, pourtant,  tout au long des lacets, des courageux colorés montaient du pas des montagnards.

Eiger, Mönch et Jungfrau (clic)
Les nuages passaient rapidement, nous laissant entrevoir des sommets bien moins civilisés, réservés aux alpinistes chevronnés. La plaine était là, en dessous, et nous avions l'impression d'être en avion...


Quand le ciel s'entrouvrait, c'était encore pour nous faire admirer un autre bleu... celui du Lac de Thun, si loin que nous avions quitté une heure auparavant!


Nous ne sommes pas lassés d'admirer tantôt au nord, tantôt au sud le paysage sans cesse renouvelé par le jeu du vent qui brassait sans vigueur la douce mohair des moutons du ciel. Encore un beau découvert sur la Triade


et tout n'est plus qu'un souvenir... le ciel est resté obstinément couvert, dans une luminosité nous faisant espérer encore. Rien n'y a fait... nous sommes repartis et  le train, jouet tracté, a retrouvé sa gare de départ!


En préparant cet article je suis tombée sur le Mont Niesen de Paul Klee, l'aquarelle dont j'avais escamoté le titre pour ne retenir que la Nuit Egyptienne, que j'avais pourtant admirée au Centre Paul Klee de Berne.

Le Mont Niesen, la Nuit Egyptienne, Paul Klee, 1915

et cette autre oeuvre de l'artiste, dont le titre laisse planer le doute...

Ad Parnassum, Paul Klee, 1932
Alors, montagne grecque ou alpe suisse? 
Je vous laisse voir la vidéo sous le lien du Musée des Beaux-Arts de Berne!
 Ce jour-là, nous n'avons pas pu admirer la pyramide parfaite de la montagne, mais son sommet nous a offert des émotions visuelles très fortes qui nous font penser que nous y reviendrons avec plaisir, pour les partager avec d'autres amis!

mercredi 7 mai 2014

Singapour / 4

Les jardins : voilà de quoi me convaincre d'un voyage sous un climat exotique! Et Singapour ne m'a pas déçue! Je vous ai déjà dit la surprise de voir cette ville immense être pensée comme un jardin - ou comme une avancée dans la jungle... En une semaine, impossible de tous les voir tous ses jardins comme j'aime le faire, pas à pas, en détaillant les paysages créés et les plantes, en découvrant des merveilles végétales inconnues, ou en me remémorant d'autres voyages, d'autres séjours, qui surgissent à la vision de certaines fleurs ou de certains arbres, à l'instar de cette fleur de Thundbergia dont la liane entourait la terrasse de ma maison sahélienne...

Thundbergia (non déterminée)
Il a fallu faire un choix. Or s'il faut voir un jardin à Singapour, c'est sans conteste le monumental "Gardens by the bay", situé comme son nom l'indique en bordure de mer, à quelques centaines de mètres à peine de la city. Deux serres énormes - dont l'une était fermée lors de notre passage - et des arbres structures destinés à accueillir, outre les plantes qui partent à leur assaut, la micro faune et les oiseaux...


Quelle surprise de voir qu'une serre abritait la flore méditerranéenne! Je n'avais pas imaginé, bloquée dans mon idée de serre tropicale, que cette flore était la curiosité exotique sous ce climat singapourien! Des oliviers centenaires - bien sûr - de la lavande. des géraniums, et une exposition de roses, avec comme thème la Guerre des Roses. C'était le côté "attraction" du parc, pas celui qui m'a le plus intéressée...


Sous ce dôme splendide, les gens semblent bien petits et la collection de palmiers est tout à son aise. Plus loin d'ailleurs, une collection de baobabs et d'arbres bouteilles a trouvé sa place dans un air à peine climatisé... Emotion végétale, certes, mais architecturale aussi!


A travers la verrière, d'autres prouesses, avec ce bâtiment fort connu dont le toit réunit les trois tours en un immense jardin...


Les grands arbres métalliques eux sont à l'extérieur et les épiphytes et les lianes colonisent lentement mais sûrement leur structure. Spectacle extraordinaire et grandiose, paysage pour géants... un autre monde!


Nous avons choisi, le jour suivant, de visiter le Parc des oiseaux, ¨le Jurong Bird Park. Dans un quartier industriel gagné sur la mer, encore un parc de verdure énorme, comprenant des immenses volières, des étangs, des forêts! La collection d'Heliconia qui m'intéressait n'était pas en fleur - mauvaise saison! - mais j'ai quand même pu me faire plaisir!


Les oiseaux, bien sûr, sont en captivité et en liberté dans ce parc qui cède encore plus à l'attraction que les Gardens by the bay - mais la pluie a su chasser les foules vers les buvettes et autres abris, nous permettant de déambuler à notre aise!

Aras bleus
A la cascade - sous filets - nous avions l'impression d'être perdus dans quelque jungle, et nous avons pu écouter le chant des oiseaux qui saluait la ixième averse de la journée comme si c'était la première. C'était un moment magique... Une multitude d'oiseaux habite dans ces fourrés - canards ou passereaux - et l'impression d'être loin de toute civilisation en était renforcée! Un intermède qui doit être très apprécié dans la ville gigantesque!


Nous avons passé une journée à déambuler dans ce jardin "habité", et nous ne sommes revenus sur nos pas qu'une fois la pluie passée et les pieds fatigués!

Tantale ibis
Un dernier regard à cet échassier  étonnant - et à ses admirateurs - et nous avons retrouvé la circulation de fin d'après-midi et ses embouteillages.
Singapour n'avait pas failli à sa réputation de ville verte!

Ainsi se termine les quatre billets que je consacre à ce voyage très court - mais très dépaysant. Certes, je suis bien consciente de n'avoir en une semaine qu'à peine effleuré le sujet... Mais si je n'ai pas "tout vu", j'aime à penser que je pourrai y revenir et y trouver d'autres centres d'intérêts : architecture - toujours et encore, tant les immeubles sont audacieux et beaux - art et musique, dont je n'ai rien vu, ni rien entendu - les temples, les musées, les quartiers périphériques, et évidemment, la vie quotidienne des gens dont ma condition de touriste ne m'a laissé entrevoir que quelques facettes.


jeudi 17 avril 2014

Singapour / 2

Vous l'aurez remarqué dans mon premier billet, à Singapour, on saute dans sa voiture pour passer d'un quartier à un autre... dans sa voiture, ou dans un taxi. Si les premières sont hors de prix à cause des différentes taxes, les courses de taxis sont à des prix relativement modestes...
Avec un séjour d'une semaine à peine, c'est le sentiment d'une ville puzzle qui domine... Des quartiers s'articulent autour de centres commerciaux plus ou moins importants, comportant au moins un  "Food Courts" et quelques salons de beauté (massage, pieds ou ongles...).
 Les Food Courts, ce sont des endroits couverts (climat oblige) où sont installées sièges et tables en général en ciment, entourés de différents petits restos où l'on peut acheter sa nourriture et la déguster à l'abri d'une pluie inopinée. Cette façon de se nourrir à un tel impact sur la population que le gouvernement fait campagne pour "les repas en famille". Un riz grillé se vend à 3$ Singapourien (1,80 €) - difficile de faire mieux en cuisine familiale!

Petit restaurant de quartier de Seragoon Garden 
Grâce au  taxi (outre le métro et les bus que nous avons ignorés parce qu'en une semaine, même si l'on ne tient pas à tout voir, le temps est compté!), nous avons pu faire des sauts de puce, comme si nous nous plongions à chaque fois dans une culture différente de l'Asie.
Chinatown, le quartier fort réputé de Singapour - où nous avons sillonné les rues remplies de boutiques vendant des gadgets touristiques tous plus rouges les uns que les autres... On peut tout y acheter, du plus usuel au plus superflu, du plus légal au plus illégal....

Une rue de Chinatown
On dit que les seconds étages au-dessus des boutiques étaient autrefois des fumeries d'opium... Plus loin,
le bâtiment de Jinrikisha Station (gare des rickshaw) est en parfait état et semble vouloir résister à l'avancée des buildings qui bordent  le quartier chinois.


 Jirinkisha Station

Au milieu du quartier commercial pourtant deux temples se suivent, un temple hindouiste et un temple bouddhiste qui posséderait la relique d'une dent de Boudha...

Buddha Tooth Relic Temple
Beaucoup de touristes certes, mais après avoir franchi les portes et pénétré dans le sanctuaire, une foule recueillie, très impressionnante de silence et de piété... De grandes statues de Boudha, et des parois couvertes de petits autels au nom d'innombrables dieux, qui vous sont attribués selon votre année de naissance
.

Je ne retiendrai pourtant que le beau jardin sur le toit, entourant le moulin à prières, que les fidèles, touristes ou non, accompagnaient en tenant la main courante qui faisait tourner l'immense rouleau rouge et or.


En plein coeur de la ville, à hauteur des premiers cinq étages des buildings environnants, le jardin propice à la méditation...

4e étage, zen

jeudi 10 avril 2014

Singapour / 1

Comment "voir" une ville de 5 millions d'habitants quand on vit dans une petite banlieue de moins de dix mille âmes? Ma seule référence était New-York, passionnante, mais qui ne m'avait pas touchée au coeur...

Heureusement, l'invitation a été lancée par des amis installés depuis deux ans dans cette mégapole... de quoi nous simplifier la tâche et de nous donner quelques clefs pour mieux comprendre. Une semaine, c'est très court pour appréhender un monde complètement inconnu. Je n'avais jamais rien vu de l'Asie et en plus je baragouine l'anglais assez mal - ne l'ayant appris que sur le tas!

Dès la route de l'aéroport, la végétation s'imposait, dans la moiteur lourde d'après l'orage. Je ne pouvais imaginer que les grands arbres seraient le leitmotiv de cette ville que les plantes semblent enserrer... Partout, des quartiers d'habitation populaires aux quartiers d'anciennes maisons plus huppés, des quartiers d'affaires aux quartiers industriels, des arbres, des fleurs...

 A Orchard Road - "Les Champs Elysées" de Singapour
Le samedi, premier jour de notre arrivée, comme de vrais urbains, nous sommes partis "au parc" pour profiter de cette nature généreuse et omniprésente... Quelques minutes de voiture et nous voici dans un autre monde, auprès d'un des réservoirs d'eau douce de la ville. Beaucoup de gens se promènent, courent, méditent ou pêchent dans les parcs autour des lacs. Un lieu de détente en pleine ville, avec une impression de forêt vierge...

Au bord du Mc Richie Reservoir, Singapour
D'innombrables circuits permettent de se perdre presque dans ces parcs, des passerelles longent l'eau. Oiseaux, papillons, libellules, varans, et même quelques singes accompagnent la promenade. Sommes-nous vraiment dans une mégapole?

Rivage du Pierce Reservoir, Singapour
Quelques kilomètres de voiture et nous voici au centre de la ville, pour nous adonner à l'une des occupations favorites des Singapouriens - à ce que l'on dit -, c'est à dire le shopping. Pas vraiment ma tasse de thé... Mais l'architecture, et les grandes avenues très animées, m'ont vite conquise! Parois de verre planes ou bombées, perspectives, reflets des lumières d'un ciel gris... Tant pis pour les achats!

Orchard Road, Singapour
Une nouvelle traversée en voiture et nous voici dans un autre monde pour le repas : Chinatown. Je vous en parlerai une autre fois...
Après cette journée bien remplie, le retour à la maison de nos amis en fin d'après-midi pour une petite pause fut bienvenu. Entre temps, le frangipanier qui ombre le jardin avait laissé choir quelques belles cireuses au parfum de tubéreuse...


Mais le samedi soir, la ville nous attend! Nous voilà reparti à Marina Bay, pour une virée nocturne en bord de mer.... Nous n'étions pas les seuls à nous promener et admirer les lumières.


Une ambiance bon enfant, des gens courtois, une impression de sécurité... tout nous portait à la flânerie et aux longues discussions.

Ce n'est que très tard que c'est terminée notre première journée singapourienne, et pour la petite histoire, je ne résiste pas à éditer cette photo du symbole de la ville : Le Merlion qui aurait dû cracher son jet d'eau dans la baie, mais qui semblait faire grève ce soir-là!



jeudi 12 décembre 2013

Et de douze!

Voilà, le calendrier n'a plus que la feuille de décembre...
Pas de sapins enneigés, pas de sapins à boules, ceux qui font habituellement la dernière de l'année. Juste la lumière de Noël revisitée par les magiciens des éclairages au led...
Maison paysanne décorée pour Noël, par Siegfried Eigstler
On aime ou on n'aime pas... Le seul avantage que j'y trouve, c'est que l'architecture est soulignée.
En été, cette maison pourrait avoir la  forme de celle-là, bien que la façade soit en bois.

Source Wikipédia, Maison bernoise
Ce genre de grandes habitations se rencontrent surtout dans le Canton de Berne, et l'arc de cercle qui soutient le toit est caractéristique. Les géraniums aussi...

Nous avons ainsi fait le tour de la Suisse, avec ses incontournables destinés aux touristes... étrangers ou suisses! La pharmacienne cette année m'a proposé un calendrier tout en longueur, faisant plus agenda et n'ayant aucune image: la tradition se perd!

lundi 18 novembre 2013

Quand le temps file...

...on oublie de tourner les pages du calendrier helvétique. Il n' a plus que deux images et 2014 verra un nouveau fleuron de l'art populaire sortir de presse - j'imagine que les photographes et les imprimeurs ont déjà été réquisitionnés!
La Suisse italienne est à l'honneur en ce mois de novembre traditionnellement gris et brumeux, une région presque méditerranéenne. Longtemps, elle a joué pour les Suisses le même rôle que celui de la Côte d'Azur pour les Français du "plus au nord".

Au bord du lac Majeur, Ascona le soir par Joana Kruse
Ascona est un petit village de pêcheur au bord du Lac Majeur, devenu depuis longtemps une station touristique assez huppée. Festivals de musique classique, de jazz, Musée d'art moderne et "le" feu d'artifice, qui faisait le bonheur des premières actualités télévisées! Les hôtels y sont hors de prix et s'il fait bon flâner en mangeant une glace sur le quai hautement coloré, je préfère de loin les petits villages de l'autre côté du lac, dans la région du Malcantone, entre prairies sèches et forêts de châtaigniers.
Lors de notre dernier voyage en 1995, nous avions surtout flâné le long l'autre lac de la région, lui aussi mi-suisse, mi-italien, le Lac de Lugano, et j'ai retrouvé une diapositive du petit village de Morcote, bien moins coloré et tout aussi typique...

Morcote, 1995
Là aussi, nous avions flâné sous les arcades, à fleur d'eau, dans l'odeur d'une improbable "Polenta Provenzaler Art", lourd tribu de la gastronomie à l'essor touristique...

Une région éloignée qui est pourtant chère au coeur de tous, la douceur de l'air et  la floraison des camélias, aux mois de mars-avril attirant toujours autant les gens lassés de la grisaille hivernale et du froid!

lundi 21 octobre 2013

Le Mont Niesen


Vous rappelez vous mon article du mois de juin? En feuilletant le calendrier suisse, j'avais découvert le Mont Niesen et me promettais d'y aller voir de plus près!
C'est en automne que j'y suis allée, profitant du temps merveilleusement ensoleillé de l'été de la Saint-Martin... Tout d'abord, je ne l'ai pas reconnu, toute occupée à contempler les couleurs et les brumes qui adoucissaient le paysage.


Puis la pyramide s'imposa, cône sombre dominant la brillance du lac

ravissant la vedette aux Alpes bernoises enneigées, plus à l'arrière. Un paysage grandiose, ombres sculptées par le soleil, et légère brume qui en plein midi signale l'automne mieux que les feuillages à peine effleurés par le pinceau d'or.

Derrière moi,  un pays de carte postale, des forêts, des alpages, des chalets avec géraniums aux balcons encore, des bruits de sonnailles, une campagne tranquille... plus loin,  un arbre en robe jaune...



Je vous reparlerai du Mont Niesen : on peut le gravir en train!


dimanche 6 octobre 2013

Octobre au calendrier

Un automne flamboyant, voilà ce que suggère le calendrier d'octobre! Avec la photo de ce Lac Saoseo, dont les couleurs semblent sorties de la palette d'un peintre fou, il semblerait que la brume n'atteigne jamais les vallées alpines.

Reflet paysager dans l'eau dormante du lac Saoseo, Poschiavo, par  Paul Minder
Mais peut-être ne s'agit-il que de relever le moral des consommateurs urbains pour leur permettre de croire à un été indien glorieux et rutilant?
Ou est-ce parce que ce val Poschiavo a déjà la douceur propre à l'Italie? Le découpage de la frontière seul nous permet de nous croire en Suisse. L'architecture du Borgo de Poschiavo est semblable à celle des villages italiens de la vallée voisine.

Je n'ai aucune photo personnelle à vous proposer... cet endroit étant trop éloigné pour y faire une simple balade, et bien trop proche pour y passer quelques jours.

Pourtant, l'automne semble y être assez fantastique!


mardi 3 septembre 2013

Vieille Ville

Je l'avoue, j'ai tourné la page du calendrier avant la fin du mois... Curiosité sans doute, mais aussi, souci de savoir comment j'allais m'en sortir! Les hauts lieux touristiques présentés dans le calendrier, je les fuis, comme la plupart d'entre vous. De plus,  je dois poster cet billet en différé pour cause de vacances début septembre... j'avais mon excuse pour anticiper mon article.
Vieille Ville de Bienne par   par Siegried Eigstler
J'ai donc découvert que la Ville de Bienne avait une vieille ville qui paraissait fort jolie! Comment, je ne le savais pas? Et bien non, je n'y avais même jamais pensé, alors que cela tombe sous le sens. Mais Bienne était restée pour moi la ville bilingue et industrielle par excellence. Je ne la croyais que moderne. Quant aux habitants, j'en avais côtoyé quelques uns, mais aucun ne m'avait parlé des beautés de sa ville. Leur particularité était leur accent reconnaissable entre tous. D'ailleurs, les mauvaises langues disent qu'ils ne savent bien parler ni l'allemand, ni le français. Basse vengeance des monolingues contre les chanceux bilingues de naissance!
Je suis donc partie, pour découvrir ce que je ne savais pas de cette ville. Un dimanche, tout paraissait désert, comme sur la photo du calendrier ...
Zunfthaus der Waldleute, (La maison des forestiers) à gauche et l'Eglise réformée
Une vieille ville pleine de verdure, de fontaines, de terrasses bistrots, où l'on respire un air de vacances... un air du sud. Peu de monde, je vous l'ai dit, un dimanche, mais beaucoup de détails font preuve d'une belle vitalité : plantes en rideaux, petits objets du quotidien, anges ou sorcières - les fenêtres sont souvent garnies!

Restaurant Pfauen
J'ai d'ailleurs fait de belles rencontres, comme l'oiseau emblème et enseigne du restaurant Le Paon

et des monstres aquatiques ornant les vieilles fontaines, tels cette sirène sur la Fontaine du Banneret

ou des allégories terrifiantes, comme celle de la Fontaine de l'Ange

Je reviendrai voir la belle endormie, en semaine, pour mieux profiter de son côté italien, arcades et terrasses...