Affichage des articles dont le libellé est Mer. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Mer. Afficher tous les articles

vendredi 1 juin 2012

Paysages et rivages aimés

J'aime, quand je reviens sur mes pas,  faire le tour des lieux qui me sont chers, et que je redécouvre à chaque fois. Ils sont parfois changés: un élément du décor est apparu ou a disparu, la lumière n'est pas la même que dans mon souvenir, des détails m'avaient échappés, une atmosphère nouvelle souvent me charme, une fois encore. 

Le site mycénien de Midéa où les ruines m'intéressent moins que la flore. La vue y est splendide sur les plantations d'orangers, et sur les montagnes alentour où j'aime suivre l'ombre des nuages...

Campagne vue du site de Midéa
L'embouchure de Lerne, tout près de la mer, mais si champêtre, endroit mythique, chargé d'histoires, paisible pourtant.


La plage de Kandia, petit village balnéaire, si calme hors la saison touristique, où il fait bon se promener dans la torpeur de fin de matinée.


Puis la plage qui m'a permis d'apprivoiser la mer, il y a plus de 30 ans... Karathona, tout près de Nauplie, son cirque de collines rocheuses, son bleu incomparable...


Enfin, les champs d'oliviers dans la région de Koroni, plus au sud du Péloponnèse, ici au petit matin,


et la vue de la presqu'île, depuis le fort du même village de Koroni.


Paysages maritimes ou paysages campagnards, où j'aime cheminer à mon rythme, si chers à mon coeur.

mercredi 19 octobre 2011

Pointe du Hourdel

C'est une baie où poussent des herbes étranges dans des prairies inondées,

où les mouettes se perdent dans la peau ocellée de rivages incertains

et où des vagues de terre séparent les eaux calmes.

Impassible sur sa langue de terre ferme, le phare du Hourdel,

 se dresse entre terre et mer, défiant les cavalcades de nuages qui menacent son royaume.

Ayant enfin atteint la Baie de Somme que je me promettais de visiter depuis de nombreuses années, je me suis perdue avec fascination dans les nuances infinies de ses gris. Monde étranger, si peu familier, si exaltant !

mardi 4 octobre 2011

Soir, côte Ouest

Après la chaleur de la journée, la chape qui écrasait l'île se desserre, et c'est le pied léger que je pars "voir la mer" sur la côte ouest, pour ne rien perdre des changements de lumière.

C'est une autre dimension qui m'attend. De me dire, "droit devant : New York", fait surgir des odeurs et des rues incongrues sur cette rive.


La dune, le pin, tout atteste ici d'une nature dominante et tourmentée, rien de commun avec la sérénité éprouvée le matin.


La mer à marée basse clapote loin derrière les roches qui ont gardé prisonnières des flaques, comme de petits aquariums que je scrute, à la recherche d'une crevette transparente, d'un bigorneau ou de je ne sais quel être vivant. Certaines sont comme des prairies sous-marines et semblent ne jamais sécher.


Les trésors ramenés sur cette côte sont parfois répugnants, si étranges, avec leurs pieds arrachés par je ne sais quel orage, tels des poulpes géants arrachés à leur milieu vital. Leur couleur et leur matière me fascinent pourtant.



 D'autres algues encore, plus fines, plus rouges, si bien découpées, me font rêver de parures naturelles.


Longtemps, j'ai marché dans le sable, dans les cailloux, ignorant les baigneurs, perdus dans ce paysage, petites silhouettes si vite oubliées. Même les oiseaux ne les voient pas, et leur vol frôle le rivage comme si l'homme n'existait pas.



Le vent se lève, la lumière faiblit, et lassée, je reprends le chemin de la dune,


mais je sais que je reviendrai dans l'air marin et iodé,  fascinée par les variations de couleurs et de lumières,  bientôt.


vendredi 30 septembre 2011

Matin, côte Est

Vivre au centre d'une île, c'est se sentir entre deux mondes ... La mer est parfois diverse d'une anse à l'autre, mais ici, sa différence se joue essentiellement d'est en ouest. La matin, l'orient m'attire ...

Le pin est immobile, en bordure du sentier de la dune, dans l'air calme et doux

Mais dès le cordon frissonnant des oyas franchi, c'est un autre monde qui m'attend ... comme une bourrasque de lumière, qui coupe le souffle, qui donne envie de courir vers l'eau, comme un chien fou, dans le sable encore frais.

Lentement la pupille s'habitue, le souffle retrouve son rythme, la surprise s'estompe, mais l'émerveillement reste.  Il n'y a plus qu'à découvrir à pas lents les trésors que la nuit a déposés sur la pente douce, galets et bois flottés, à peine sortis de l'écume,

ou alors chevelure de sirène ou de méduse, un peu repoussante, mais dont la matière souple et un peu gluante est familière, comme des lambeaux de plastic ...

Inlassablement, je contemple les jeux de l'eau, les pieds froids, et la tête au soleil. Odeur salée, un peu minérale, quelques cris d'oiseaux ... S'amuser du plongeon de la sterne que la présence des premiers marcheurs ne semble pas distraire de sa quête obstinée.

Le soleil chauffe, quelques silhouettes apparaissent à l'horizon, mes yeux abandonnent le bleu,  je retourne vers la terre, dans l'ombre des pins, comme lavée de l'intérieur, ayant tout oublié de ma vie et de moi, le temps d'une flânerie au bord de l'immensité.