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dimanche 25 mars 2018

Promesses

Sur mon chemin, le printemps
avec ses "premiers"

Première étoile bleue dans l'ombre
ocre des feuilles mortes


ou premiers soleils éclatants
 contre la pierre chaude qu'ils ombrent pourtant


et dans l'eau verte de l'étang, un million 
de petits êtres en gestation


Premiers pas hors de l'hiver
Premier printemps !

samedi 29 juillet 2017

samedi 28 mars 2015

Une balade dans le printemps

Ce matin, j'ai renoué avec une vieille habitude: une balade dans la fraîcheur... Prise tout l'hiver par la lecture quotidienne des blogs, douillettement installée avec mes cafés derrière mon ordinateur, je me suis laissée vivre, le plus chaleureusement possible. Mais ce rythme commence sérieusement à me lasser...

Désireuse de voir si l'Anémone hépatique dont je vous parle ici et ici  était fleurie, j'ai repris le chemin de la forêt abîmée. Celle-ci se remet doucement du carnage, et les joggeurs rencontrés ne semblent même pas remarquer les cicatrices laissées par la coupe des grands arbres voilà deux ans.

D'ailleurs, le chemin est encore longé de sapins et de hêtres, comme s'il avait fallu le protéger tout en dégarnissant la forêt jusqu'à ses rives...


Les grives, les mésanges et les pinsons entrelaçaient leurs chants et leurs cris au-dessus de ma tête, le soleil baignait le sous-bois et l'air piquait encore un peu. La rumeur de la ville me parvenait, vibrante mais si éloignée.


Il était encore trop tôt pour que l'Anémone tant admirée relève la tête... elle semblait encore toute alanguie. Pourtant, sa belle couleur formait déjà des flaques azur dans le brun des feuilles mortes.


Je me suis arrêtée sous l'arbre aux chatons espérant surprendre un bourdonnement... mais les abeilles elles aussi dormaient encore!


A l'orée de la forêt, une petite troupe de chamois, familière des lieux, paissait dans les pâturages reverdis, en toute quiétude. Rien n'aurait pu leur faire relever la tête pour permettre à la photographe de faire une "vraie" photo!


Je suis restée à longtemps à les observer, adossée tranquillement à un arbre, espérant une action quelconque de leur part. Même les joggueurs suivant la courbe du chemin qui les rapprochait ne les ont pas fait broncher - bien trop occupés à se nourrir...
J'ai rebroussé chemin, et la lumière dans la forêt avait changé : l'Anémone s'était réveillée!



mercredi 7 mai 2014

Singapour / 4

Les jardins : voilà de quoi me convaincre d'un voyage sous un climat exotique! Et Singapour ne m'a pas déçue! Je vous ai déjà dit la surprise de voir cette ville immense être pensée comme un jardin - ou comme une avancée dans la jungle... En une semaine, impossible de tous les voir tous ses jardins comme j'aime le faire, pas à pas, en détaillant les paysages créés et les plantes, en découvrant des merveilles végétales inconnues, ou en me remémorant d'autres voyages, d'autres séjours, qui surgissent à la vision de certaines fleurs ou de certains arbres, à l'instar de cette fleur de Thundbergia dont la liane entourait la terrasse de ma maison sahélienne...

Thundbergia (non déterminée)
Il a fallu faire un choix. Or s'il faut voir un jardin à Singapour, c'est sans conteste le monumental "Gardens by the bay", situé comme son nom l'indique en bordure de mer, à quelques centaines de mètres à peine de la city. Deux serres énormes - dont l'une était fermée lors de notre passage - et des arbres structures destinés à accueillir, outre les plantes qui partent à leur assaut, la micro faune et les oiseaux...


Quelle surprise de voir qu'une serre abritait la flore méditerranéenne! Je n'avais pas imaginé, bloquée dans mon idée de serre tropicale, que cette flore était la curiosité exotique sous ce climat singapourien! Des oliviers centenaires - bien sûr - de la lavande. des géraniums, et une exposition de roses, avec comme thème la Guerre des Roses. C'était le côté "attraction" du parc, pas celui qui m'a le plus intéressée...


Sous ce dôme splendide, les gens semblent bien petits et la collection de palmiers est tout à son aise. Plus loin d'ailleurs, une collection de baobabs et d'arbres bouteilles a trouvé sa place dans un air à peine climatisé... Emotion végétale, certes, mais architecturale aussi!


A travers la verrière, d'autres prouesses, avec ce bâtiment fort connu dont le toit réunit les trois tours en un immense jardin...


Les grands arbres métalliques eux sont à l'extérieur et les épiphytes et les lianes colonisent lentement mais sûrement leur structure. Spectacle extraordinaire et grandiose, paysage pour géants... un autre monde!


Nous avons choisi, le jour suivant, de visiter le Parc des oiseaux, ¨le Jurong Bird Park. Dans un quartier industriel gagné sur la mer, encore un parc de verdure énorme, comprenant des immenses volières, des étangs, des forêts! La collection d'Heliconia qui m'intéressait n'était pas en fleur - mauvaise saison! - mais j'ai quand même pu me faire plaisir!


Les oiseaux, bien sûr, sont en captivité et en liberté dans ce parc qui cède encore plus à l'attraction que les Gardens by the bay - mais la pluie a su chasser les foules vers les buvettes et autres abris, nous permettant de déambuler à notre aise!

Aras bleus
A la cascade - sous filets - nous avions l'impression d'être perdus dans quelque jungle, et nous avons pu écouter le chant des oiseaux qui saluait la ixième averse de la journée comme si c'était la première. C'était un moment magique... Une multitude d'oiseaux habite dans ces fourrés - canards ou passereaux - et l'impression d'être loin de toute civilisation en était renforcée! Un intermède qui doit être très apprécié dans la ville gigantesque!


Nous avons passé une journée à déambuler dans ce jardin "habité", et nous ne sommes revenus sur nos pas qu'une fois la pluie passée et les pieds fatigués!

Tantale ibis
Un dernier regard à cet échassier  étonnant - et à ses admirateurs - et nous avons retrouvé la circulation de fin d'après-midi et ses embouteillages.
Singapour n'avait pas failli à sa réputation de ville verte!

Ainsi se termine les quatre billets que je consacre à ce voyage très court - mais très dépaysant. Certes, je suis bien consciente de n'avoir en une semaine qu'à peine effleuré le sujet... Mais si je n'ai pas "tout vu", j'aime à penser que je pourrai y revenir et y trouver d'autres centres d'intérêts : architecture - toujours et encore, tant les immeubles sont audacieux et beaux - art et musique, dont je n'ai rien vu, ni rien entendu - les temples, les musées, les quartiers périphériques, et évidemment, la vie quotidienne des gens dont ma condition de touriste ne m'a laissé entrevoir que quelques facettes.


vendredi 21 juin 2013

Fraîcheur

Cette semaine, la tyrannie de la chaleur orageuse nous a poussés vers des balades en forêt, à la recherche d'un peu de fraîcheur.
Comment résister à l'invite de ce chemin souple à nos pieds, semblant ne pouvoir jamais s'arrêter?

D'un geste de la main, la forêt nous appelle, et un peu désabusés, conscients du peu d'intérêts de cette balade banale, nous marchons d'un bon pas.

Pourtant, sous le couvert des sapins, les rais de lumière éclairent un monde ravissant, forçant l'admiration par la perfection des feuilles, des mousses...


Nous ralentissons, retrouvant un rythme attentif, écoutant les mésanges et les pinsons, et nous laissons la forêt entrer en nous.
Au-dessus, le balancement à peine perceptible des cimes donne un léger vertige apaisant... Respiration...

A l'orée, entre l'ombre et la lumière, un éclair bleu, puis un autre... Chasse de libellules.  Un dragon volant observe les bipèdes, impressionnant et impénétrable.

Un autre monstre nous attend, machine de bûcherons, silencieuse, mais prête à reprendre son vacarme à la moindre sollicitation. Nous avons essayé de deviner si son job était d'écorcer ou de tronçonner : seuls les restes du chantier ont pu nous renseigner : les deux!

Après tant de nature, la machine revenait dans notre vie et nous dépouillait de l'esprit mystérieux de la forêt. Alors, nous avons tourné le dos à la fraîcheur, et sommes sortis en plein soleil reprendre le quotidien là où nous l'avions laissé.


dimanche 28 avril 2013

La mue

J'étais impatiente ce matin d'aller voir où en étaient "mes" œufs de grenouilles. J'imaginais que le temps froid de ces deux derniers jours n'avaient pas dû compter pour grand chose dans leur évolution. Ma déception fut grande de ne trouver qu'un seul petit têtard dans ma mare préférée (le petit en bas à droite), tout immobile dans la mousse, attendant sans doute un rayon de soleil pour le réchauffer.

Clic pour agrandir
Pourtant, du 23 mars au 14 avril, les œufs avaient bien progressé, et j'étais sûre de trouver de petits monstres à pattes attendant le moment de sauter dehors de la mare. Rien - et pas un grenouillon en vue. Rien dans les herbes, rien sur le chemin, rien sous les buissons. Disparus!

La rivière avait bien changé pendant la même période...

23 mars 2013
 


28 avril 2013

Depuis le pont, nous avons longtemps suivi le ballet des hirondelles en chasse, nous étonnant de leur grande taille et de leur vélocité (toutes les photos sont floues!). Malgré le vent, les saules ont été bien plus dociles...

Nous étions seuls ce dimanche, peu de bicyclettes, peu de coureurs, peu de promeneurs... un ou deux passionnés d'oiseaux. C'est l'avantage du mauvais temps, et nous nous en félicitions, tout en nous réchauffant les mains au fond des poches... Le foulque était dans le champs, en bordure de chemin, pas du tout effrayé de notre passage et de nos photos... juste un peu curieux...
 
Pas de grenouilles, pas de tritons, mais nous avons observé les canards, vu un gobe-mouche, un héron, et d'innombrables petites fleurs. La surprise de la journée, c'est la découverte dans un talus de l'Anémone fausse renoncule dont nous a parlé Olivier dans son blog Ruralité et que je  n'avais jamais rencontrée dans la région.
 
Une balade dominicale gratifiante, dans un endroit que j'aime arpenter car cette réserve m'offre à chaque passage une visage différent.
Avant de vous quitter, je vous offre le parfum qui nous a accompagné le long des haies, celui de l'Epine noire, dont les petites fleurs sont comme autant de feux d'artifice!
Prunus spinosa
 
Bonne semaine!

jeudi 3 janvier 2013

Première balade, première fleur

Tentant d'échapper à l'ambiance nauséeuse d'une fin de gastro, malgré le ciel sombre et les pluies, j'ai décidé de faire quelques pas en forêt... La première fleur de l'année m'y attendait!
Hellébore foetide
Mais pas seulement, Nikos la belle rouquine, était là, fidèle à son poste, quémandant quelques caresses puis s'intéressant subitement aux odeurs de son domaine et m'oubliant, me laissant continuer seule sur le chemin.


Les pieds des arbres aux longs orteils verts ont une fois encore fait mon admiration, tout semblait roux, brûlé, mais la mousse illuminait le sous-bois.


Plus loin, le miroir d'une dryade reflétait le ciel encore clair à travers les branches dénudées.
Un froissement devant moi, et voilà que déboulent trois chamois! Cela fait donc quatre chamois en quelques jours, si vous vous rappelez le premier rencontré ICI.  Une fois leur frayeur passée, ils se sont arrêtés en contrebas, l'un faisant un brin de toilette insouciante, le deuxième hésitant à suivre celui semblait s'être enfui derrière la butte.

Un deuxième cliché agrandi montre le masque d'un jeune de l'année qui suivait ses parents et que l'un d'entre eux semble attendre ... Peut intimidé par les silhouettes humaines, se tenant pourtant à distance raisonnable...

J'ai bien aimé que ma première balade de l'année soit l'occasion de rencontres aussi variées qui ne peuvent qu'être de bons présages pour les futures promenades.

dimanche 16 décembre 2012

Le premier

Les promenades dominicales sans ambition offrent parfois des surprises! J'aime me balader sans but, dans les endroits connus de la ville, me laisser imprégner de l'atmosphère des lieux, reconnaissant quelques détails, en découvrant d'autres...
Mais aujourd'hui, la lumière était si belle que nous nous sommes arrêtés pour admirer et prendre en photo la vieille ville une fois encore, une fois de plus.


Fribourg, vieille ville

Je me suis amusée à repérer les rues dans l'enchevêtrement des toits, à deviner les maisons connues, à réinventer la géographie de la cité.

Fribourg, toits de la Grand Rue

J'ai essayé de compter les cheminées, les clochetons, les balcons, remarquant quelques spécificité architecturales comme ces chambres sous les toits, telles un éventail.


En me retournant, mon oeil fut attiré par une masse brune un peu en hauteur, juste au-dessus du parking. Et là, je vis pour la première fois de ma vie, un animal que j'ai maintes fois espéré voir en liberté, sans oser imaginer pouvoir le photographier!  J'en avais vu dans les parcs alpins, j'en avais même vu un mort, au bord de la route, à peu près au même endroit, un matin à l'aube... J'avais mis le doigt sur mon incapacité à grimper et mon peu de patience, et je pensais n'en jamais rencontrer.
Mais celui-ci était bien vivant, et broutait, nullement effarouché par notre présence et les voitures qui passaient à vive allure à quelques mètres.

Chamois des villes
Je savais depuis ma rencontre funeste qu'une petite colonie vivait dans la vallée du Gottéron, mais de là à en apercevoir!
Pour une balade citadine, reconnaissez que j'ai été gâtée!