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mercredi 31 mai 2017
mardi 23 mai 2017
mardi 7 mars 2017
jeudi 26 janvier 2017
jeudi 10 novembre 2016
Le temps suspendu
Après les splendeurs alambiquées de l'église, mes pas glissent dans la pénombre sur les dalles usées de tant de passages pensifs...
Je savoure la lumière filtrée et le silence que même les bruits de la ville n'arrivent pas à trouer, Ma main frôle la pierre, et je suis le carré, lentement pour déboucher dans le jardin, si vivant au milieu de la pierre, éclatant de tous ses verts.
Le temps est suspendu...
Seul le cri de la mésange interrompt cet intermède.
Cathédrale de Tui, Pontevedra, Galice, 2016
Je savoure la lumière filtrée et le silence que même les bruits de la ville n'arrivent pas à trouer, Ma main frôle la pierre, et je suis le carré, lentement pour déboucher dans le jardin, si vivant au milieu de la pierre, éclatant de tous ses verts.
Le temps est suspendu...
Seul le cri de la mésange interrompt cet intermède.
Cathédrale de Tui, Pontevedra, Galice, 2016
mardi 27 octobre 2015
Excursion chez les fous
Pas d'ironie, ni de sujet grave... juste le motif du voyage en Gaspésie! Après avoir goûté aux charmes villageois de Percé, nous étions prêts pour le premier bateau transportant les touristes autour de l'île de Bonaventure... Le temps était splendide et la bourgade bien calme dans l'air un peu frisquet du matin. Nous avons cru un instant avoir un bateau pour nous tout seuls... mais finalement, nous avons été ajoutés sur un autre bateau, où un groupe avait déjà pris place... Petite désillusion vite compensée, peu de monde sur le pont, juste quelques follos qui ne voulaient rien rater!
L'occasion de voir la petite ville depuis le large...
Le tour du rocher pour commencer, l'occasion d'approcher la pierre magique et de jauger l'arche sous un autre angle, et quand nous avons passé dans la lumière grise de son ombre, le silence s'est installé sur le bateau...
Puis nous avons passé côté soleil. Le pilier de la deuxième arche effondrée en 1845 semble encore bien solide, mais tout le rocher est sensé disparaître d'ici 400 ans...
Le rocher avait fort belle allure autrefois - et les bateaux étaient eux aussi plus impressionnants que notre caboteur!
et enfin, la colonie des fous de Bassan! Une émotion forte... et une odeur qui l'est tout autant! Je pense que beaucoup d'oiseaux étaient déjà repartis, les poussins gris que nous apercevions étant déjà bien grands. Pourtant, c'était absolument extraordinaire de voir une telle concentration! Tout à fait exaltant!
Ce n'est pas spectaculaire dans mon compact, je le savais d'avance, mais à vrai dire, je n'avais cure de la qualité des photos... j'ai préféré détailler de mes yeux moins réducteurs les familles groupées à chaque anfractuosité de la falaise, et admirer le vol précis de ceux qui rentraient au nid. Le bateau passait tout doucement à bonne distance pour ne pas déranger les oiseaux qui doivent y être tellement habitués qu'ils les ignorent complètement.
Un gros plan - juste pour le souvenir...
Evidemment, ce n'est pas comme à la télé!
Il était trop tôt pour marcher sur l'île, les guides n'avaient pas encore accosté, et inutile de penser nous promener à notre guise dans cette réserve faunique de haute valeur!
Nous sommes donc restés à bord, pour un retour sans escale à Percé, non sans nous remplir les yeux encore du paysage...
L'occasion de voir la petite ville depuis le large...
Le tour du rocher pour commencer, l'occasion d'approcher la pierre magique et de jauger l'arche sous un autre angle, et quand nous avons passé dans la lumière grise de son ombre, le silence s'est installé sur le bateau...
Puis nous avons passé côté soleil. Le pilier de la deuxième arche effondrée en 1845 semble encore bien solide, mais tout le rocher est sensé disparaître d'ici 400 ans...
Le rocher avait fort belle allure autrefois - et les bateaux étaient eux aussi plus impressionnants que notre caboteur!
et enfin, la colonie des fous de Bassan! Une émotion forte... et une odeur qui l'est tout autant! Je pense que beaucoup d'oiseaux étaient déjà repartis, les poussins gris que nous apercevions étant déjà bien grands. Pourtant, c'était absolument extraordinaire de voir une telle concentration! Tout à fait exaltant!
Ce n'est pas spectaculaire dans mon compact, je le savais d'avance, mais à vrai dire, je n'avais cure de la qualité des photos... j'ai préféré détailler de mes yeux moins réducteurs les familles groupées à chaque anfractuosité de la falaise, et admirer le vol précis de ceux qui rentraient au nid. Le bateau passait tout doucement à bonne distance pour ne pas déranger les oiseaux qui doivent y être tellement habitués qu'ils les ignorent complètement.
Un gros plan - juste pour le souvenir...
Evidemment, ce n'est pas comme à la télé!
Il était trop tôt pour marcher sur l'île, les guides n'avaient pas encore accosté, et inutile de penser nous promener à notre guise dans cette réserve faunique de haute valeur!
Nous sommes donc restés à bord, pour un retour sans escale à Percé, non sans nous remplir les yeux encore du paysage...
jeudi 22 octobre 2015
Une journée au bord du fleuve
Devant nous, la route égrenait ses noms joyeux et colorés, qui me rappelaient tant les Antilles : Gros Morne, Grande Vallée, Rivière-du-Loup, Trois Pistoles, Mont-Joli, Pointe-à-la-Frégate... Pourtant, l'atmosphère était bien différente!
Mais, cette litanie évocatrice nous poussait à quitter la route 132 pour aborder ces petits villages tranquilles posés au bord du fleuve.
Des maisons de bois à l'architecture un peu vieillotte, une église au clocher effilé recouvert de plaques métalliques luisantes, pas toutes aussi imposantes, mais partout très présentes, parfois un café ou un restaurant...
Plus nous avancions, le paysage gagnait en intensité, les villages gagnaient un caractère maritime avec une activité de pêche.
Au loin, nous apercevions parfois le bout de la péninsule, les falaises nous masquant les havres et les plages où se nichent quelques maisons, un atelier mécanique, un motel parfois...
Nous passions d'un village à l'autre, nous arrêtant au port, nous imprégnant de cette ambiance étrangère à nos préoccupations quotidiennes, admirant les premiers vols migratoires des oies...
Le temps s'étalait devant nous, la journée appartenait à ces moments de pure découverte... Fuyant les grands centres, nous nous plaisions à flâner en bordure du fleuve, jusqu'au soleil couchant. Parfois un promeneur nous saluait, nous échangions quelques mots sur la douceur du temps, notre provenance, les oiseaux...
Un motel - déserté en cette fin de saison - nous accueillait, nous mangions un léger picnic, ne comptant guère sur les restaurants presque tous fermés... La balançoire de bois - partout présente et indissociable des moments de détente - nous berçait, jusqu'à ce que la fraîcheur nous oblige à regagner la chambre, les yeux pleins de lumière dorée...
Mais, cette litanie évocatrice nous poussait à quitter la route 132 pour aborder ces petits villages tranquilles posés au bord du fleuve.
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| Berthier-sur-Mer |
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| Trois Pistoles |
Au loin, nous apercevions parfois le bout de la péninsule, les falaises nous masquant les havres et les plages où se nichent quelques maisons, un atelier mécanique, un motel parfois...
Nous passions d'un village à l'autre, nous arrêtant au port, nous imprégnant de cette ambiance étrangère à nos préoccupations quotidiennes, admirant les premiers vols migratoires des oies...
Le temps s'étalait devant nous, la journée appartenait à ces moments de pure découverte... Fuyant les grands centres, nous nous plaisions à flâner en bordure du fleuve, jusqu'au soleil couchant. Parfois un promeneur nous saluait, nous échangions quelques mots sur la douceur du temps, notre provenance, les oiseaux...
Un motel - déserté en cette fin de saison - nous accueillait, nous mangions un léger picnic, ne comptant guère sur les restaurants presque tous fermés... La balançoire de bois - partout présente et indissociable des moments de détente - nous berçait, jusqu'à ce que la fraîcheur nous oblige à regagner la chambre, les yeux pleins de lumière dorée...
dimanche 18 octobre 2015
Une journée à Percé
Voulant faire un voyage "nature", hésitant entre plusieurs destinations, seule la date comptant, nous avons finalement opté pour le Québec, et plus spécialement pour la Gaspésie. Feuilletant la documentation obligeamment prêtée par des amis enthousiastes, nous avions de la peine à imaginer notre circuit et avons décidé de "voir sur place". Bien nous en a pris!
Tout près du village, et déjà tellement éloignés, sur la lande, seuls et perdus...
Ne sachant pas vraiment à quoi nous attendre, nous avons été surpris par l'accueil chaleureux qui nous a été partout réservé, et par le dépaysement total! Nous avons été transportés dans un autre monde! Je vais essayer d'en faire une chronique, sans ordre chronologique, juste basée sur les émotions et les découvertes.
Nous sommes arrivés à Percé, but du voyage, en fin d'après-midi... Une longue rue bordée de motels, de quelques boutiques - beaucoup déjà fermées, la saison touchant à sa fin. Rien de bien affriolant, mais de partout, nous pouvions admirer le rocher mythique!
La promenade au soleil couchant était absolument exaltante!
Le lendemain, le temps était beaucoup moins enthousiasmant. Le vent, bien sûr, mais la grisaille, la brume et la bruine... La mer était grosse, et nous étions moins sûrs de pouvoir faire l'excursion projetée, à savoir le tout de l'ile de Bonaventure pour aller voir la colonie des Fous de Bassan. En effet, les bateaux ne partaient pas et les touristes - il y en avait tout à coup beaucoup, nous étions dimanche - attendaient qu'une décision définitive soit prise. Ayant horreur de ces concentrations, nous commencions à douter de notre décision... tout en voyant bien que si voulions voir les oiseaux nous devrions supporter la foule...
Nous avons attendu, et pour passer le temps, nous avons marché, pour connaître autre chose de la petite bourgade touristique! Attirés par la falaise, le bonnet aux sourcils, nous sommes partis allègrement pour découvrir le monstre sous un autre angle!
Entre-temps, la bruine était devenue crachin... mais les rosiers qui nous ont accompagnés tout au long de ce voyage n'en avaient cure.
Tout près du village, et déjà tellement éloignés, sur la lande, seuls et perdus...
Le vent s'acharnait sur les joncs qui bordaient des rigoles spongieuses...
Pour échapper à son emprise, nous avons tourné le dos à la mer et cheminé jusqu'à l'église et découvert ainsi un village loin du centre très touristique. Un quartier tranquille, de grands arbres, des jardins soignés... Mais, un bus scolaire, le dimanche? Nous avons rencontré partout de ces bus caractéristiques et avons finalement compris qu'ils servaient, c'est vrai, au transport des écoliers, mais aussi à celui de toutes sortes de groupes!
L'église n'avait rien d'exceptionnel mais à l'intérieur des terres, elle était abritée des vents et la balade fut tout à coup beaucoup plus douce...
Une maison ancienne, bien rénovée... Il n'y en a plus tant que ça en aussi bon état, mais nous avons été charmés par les proportions de ces grandes bâtisses.
Revenus au port pour apprebdre que non, pas de bateaux aujourd'hui, malgré le beau temps revenu, nous avons mangé du homard dans un endroit un peu sélect, puis pris le chemin du musée, par désoeuvrement. La surprise fut totale: nous découvrions tout à coup la riche histoire de ce village du bout du monde que la pêche à la morue a fait vivre pendant cinq siècles. Les bateaux ramenaient le poisson à Percé où il était séché et salé sur la plage avant d'être mis en barils pour partir pour la France et l'Europe. Toute une économie s'est développée ensuite, toujours autour de la pêche. Dès 1920, c'est le tourisme de luxe qui investit la petite ville. Celui-ci s'est maintenant démocratisé, et les plages ne servent plus désormais à faire sécher la morue...
A notre sortie du musée, le soleil éclairait à nouveau le rocher, lui donnant sa belle couleur ocre. Nous avons flâné, mêlé aux badauds qui arpentaient le quai, admirant le passage de "nos premiers" Fous de Bassan...
dimanche 3 août 2014
Gares et locos
J'ai une tendresse particulière pour les gares...
Je garde un souvenir très présent de ma première arrivée en gare de Milan, sous le grand dôme bruyant, dans l'odeur de fer et de graisse, symbole du voyage vers le sud - il y a cinquante ans!
Mais ce n'est pas ces gares comme des paquebots qui ont ma faveur, non, je préfère les petites gares aux volets de couleurs délavées, petites maisons posées sur le grand chemin...
Il n'y a pas si longtemps, une annonce immobilière nous a tenus en haleine, M. Gine et moi: une très belle gare 1900 désaffectée était à vendre...Un coup de foudre pour le bâtiment et le terrain...
Après quelques hésitations, nous avons décidé de l'acheter, envisageant de passer notre retraite en France. En une semaine, tout était prêt pour la signature du compromis : agence, banque, notaire, mairie, hôtel pour les quelques jours sur place. Une vérification encore auprès du Conservateur des Monuments historiques dont une toute petite phrase a fait retomber le bel enthousiasme: "maintenant que le problème de la route est réglé..." La route? quelle route? en pleine campagne? Et oui, une autoroute était prévue de l'autre côté de la voie, presque sous les fenêtres du beau bâtiment, le tracé devant en être encore mieux défini - ce dont personne n'avait "songé" à nous avertir. Pour nous, l'histoire s'est terminée là, sans regret!
Cela n'a pas altéré mon admiration pour les "maisons du voyage". Et j'avais repéré depuis plusieurs années, la très mignonne gare de Moiloi, près de Nauplie, mais je ne m'y étais jamais arrêtée, préférant le bord de mer tout proche. Cette année pourtant, revenant d'une balade dans la campagne, nous décidons d'y faire un tour.
Nouvellement désaffectée, encore pimpante, semblant prête à fonctionner ...
Mais quelle ne fut pas notre surprise lorsque nous découvrions sous les eucalyptus, enrobés de feuilles mortes, les monstres rouillés qui l'avaient autrefois animée.
Pas qu'une machine, mais une bonne dizaine de locomotives énormes, garées là, comme dans un cimetière industriel... Comment ne pas penser aux langoustiers de Camaret ? Le même sentiment : un spectacle fascinant!
La photographe était ravie toute à l'admiration de cette machinerie compliquée et du travail de la rouille qui a tout envahi!
Mais quel gâchis! Le même gâchis qui me navre devant des voies de chemin de fer abandonnées : des années de travail et de peine, de la conception à la réalisation, des ponts, des tunnels, pour en arriver à une voie envahie par la végétation ou à simple banquette à piétons moins de cent ans après!
Nouvellement désaffectée, encore pimpante, semblant prête à fonctionner ...
Mais quelle ne fut pas notre surprise lorsque nous découvrions sous les eucalyptus, enrobés de feuilles mortes, les monstres rouillés qui l'avaient autrefois animée.
Pas qu'une machine, mais une bonne dizaine de locomotives énormes, garées là, comme dans un cimetière industriel... Comment ne pas penser aux langoustiers de Camaret ? Le même sentiment : un spectacle fascinant!
La photographe était ravie toute à l'admiration de cette machinerie compliquée et du travail de la rouille qui a tout envahi!
Mais quel gâchis! Le même gâchis qui me navre devant des voies de chemin de fer abandonnées : des années de travail et de peine, de la conception à la réalisation, des ponts, des tunnels, pour en arriver à une voie envahie par la végétation ou à simple banquette à piétons moins de cent ans après!
Bien sûr, une inscription avertissait que ces locomotives étaient propriété du musée... mais elle-même avait de la peine à résister au temps qui passe... et ce patrimoine industriel semble bien être perdu définitivement...
Tout autour, le village vit sa vie de petite bourgade coupée en deux par la voie qui ne sert plus... D'un côté un petit port de pêcheur, que vous découvrez chez Amartia, très paisible, un peu touristique, et de l'autre, le village autour de la route principale bordée par les petits commerces réputés pour leurs produits paysans, par les tavernes et par l'église,
Un chemin passe d'une partie du village à l'autre, emprunté par des passants si habitués à ce spectacle extraordinaire qu'ils se demandaient bien ce que nous faisions autour des monstres définitivement endormis!
Quelques photos encore sous Les Images de Gine, si cela vous tente....
jeudi 17 avril 2014
Singapour / 2
Vous l'aurez remarqué dans mon premier billet, à Singapour, on saute dans sa voiture pour passer d'un quartier à un autre... dans sa voiture, ou dans un taxi. Si les premières sont hors de prix à cause des différentes taxes, les courses de taxis sont à des prix relativement modestes...
Avec un séjour d'une semaine à peine, c'est le sentiment d'une ville puzzle qui domine... Des quartiers s'articulent autour de centres commerciaux plus ou moins importants, comportant au moins un "Food Courts" et quelques salons de beauté (massage, pieds ou ongles...).
Les Food Courts, ce sont des endroits couverts (climat oblige) où sont installées sièges et tables en général en ciment, entourés de différents petits restos où l'on peut acheter sa nourriture et la déguster à l'abri d'une pluie inopinée. Cette façon de se nourrir à un tel impact sur la population que le gouvernement fait campagne pour "les repas en famille". Un riz grillé se vend à 3$ Singapourien (1,80 €) - difficile de faire mieux en cuisine familiale!
Grâce au taxi (outre le métro et les bus que nous avons ignorés parce qu'en une semaine, même si l'on ne tient pas à tout voir, le temps est compté!), nous avons pu faire des sauts de puce, comme si nous nous plongions à chaque fois dans une culture différente de l'Asie.
Chinatown, le quartier fort réputé de Singapour - où nous avons sillonné les rues remplies de boutiques vendant des gadgets touristiques tous plus rouges les uns que les autres... On peut tout y acheter, du plus usuel au plus superflu, du plus légal au plus illégal....
On dit que les seconds étages au-dessus des boutiques étaient autrefois des fumeries d'opium... Plus loin,
le bâtiment de Jinrikisha Station (gare des rickshaw) est en parfait état et semble vouloir résister à l'avancée des buildings qui bordent le quartier chinois.
Je ne retiendrai pourtant que le beau jardin sur le toit, entourant le moulin à prières, que les fidèles, touristes ou non, accompagnaient en tenant la main courante qui faisait tourner l'immense rouleau rouge et or.
En plein coeur de la ville, à hauteur des premiers cinq étages des buildings environnants, le jardin propice à la méditation...
Avec un séjour d'une semaine à peine, c'est le sentiment d'une ville puzzle qui domine... Des quartiers s'articulent autour de centres commerciaux plus ou moins importants, comportant au moins un "Food Courts" et quelques salons de beauté (massage, pieds ou ongles...).
Les Food Courts, ce sont des endroits couverts (climat oblige) où sont installées sièges et tables en général en ciment, entourés de différents petits restos où l'on peut acheter sa nourriture et la déguster à l'abri d'une pluie inopinée. Cette façon de se nourrir à un tel impact sur la population que le gouvernement fait campagne pour "les repas en famille". Un riz grillé se vend à 3$ Singapourien (1,80 €) - difficile de faire mieux en cuisine familiale!
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| Petit restaurant de quartier de Seragoon Garden |
Chinatown, le quartier fort réputé de Singapour - où nous avons sillonné les rues remplies de boutiques vendant des gadgets touristiques tous plus rouges les uns que les autres... On peut tout y acheter, du plus usuel au plus superflu, du plus légal au plus illégal....
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| Une rue de Chinatown |
le bâtiment de Jinrikisha Station (gare des rickshaw) est en parfait état et semble vouloir résister à l'avancée des buildings qui bordent le quartier chinois.
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| Jirinkisha Station |
Au milieu du quartier commercial pourtant deux temples se suivent, un temple hindouiste et un temple bouddhiste qui posséderait la relique d'une dent de Boudha...
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| Buddha Tooth Relic Temple |
Beaucoup de touristes certes, mais après avoir franchi les portes et pénétré dans le sanctuaire, une foule recueillie, très impressionnante de silence et de piété... De grandes statues de Boudha, et des parois couvertes de petits autels au nom d'innombrables dieux, qui vous sont attribués selon votre année de naissance
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Je ne retiendrai pourtant que le beau jardin sur le toit, entourant le moulin à prières, que les fidèles, touristes ou non, accompagnaient en tenant la main courante qui faisait tourner l'immense rouleau rouge et or.
En plein coeur de la ville, à hauteur des premiers cinq étages des buildings environnants, le jardin propice à la méditation...
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| 4e étage, zen |
jeudi 10 avril 2014
Singapour / 1
Comment "voir" une ville de 5 millions d'habitants quand on vit dans une petite banlieue de moins de dix mille âmes? Ma seule référence était New-York, passionnante, mais qui ne m'avait pas touchée au coeur...
Heureusement, l'invitation a été lancée par des amis installés depuis deux ans dans cette mégapole... de quoi nous simplifier la tâche et de nous donner quelques clefs pour mieux comprendre. Une semaine, c'est très court pour appréhender un monde complètement inconnu. Je n'avais jamais rien vu de l'Asie et en plus je baragouine l'anglais assez mal - ne l'ayant appris que sur le tas!
Dès la route de l'aéroport, la végétation s'imposait, dans la moiteur lourde d'après l'orage. Je ne pouvais imaginer que les grands arbres seraient le leitmotiv de cette ville que les plantes semblent enserrer... Partout, des quartiers d'habitation populaires aux quartiers d'anciennes maisons plus huppés, des quartiers d'affaires aux quartiers industriels, des arbres, des fleurs...
Le samedi, premier jour de notre arrivée, comme de vrais urbains, nous sommes partis "au parc" pour profiter de cette nature généreuse et omniprésente... Quelques minutes de voiture et nous voici dans un autre monde, auprès d'un des réservoirs d'eau douce de la ville. Beaucoup de gens se promènent, courent, méditent ou pêchent dans les parcs autour des lacs. Un lieu de détente en pleine ville, avec une impression de forêt vierge...
D'innombrables circuits permettent de se perdre presque dans ces parcs, des passerelles longent l'eau. Oiseaux, papillons, libellules, varans, et même quelques singes accompagnent la promenade. Sommes-nous vraiment dans une mégapole?
Quelques kilomètres de voiture et nous voici au centre de la ville, pour nous adonner à l'une des occupations favorites des Singapouriens - à ce que l'on dit -, c'est à dire le shopping. Pas vraiment ma tasse de thé... Mais l'architecture, et les grandes avenues très animées, m'ont vite conquise! Parois de verre planes ou bombées, perspectives, reflets des lumières d'un ciel gris... Tant pis pour les achats!
Une nouvelle traversée en voiture et nous voici dans un autre monde pour le repas : Chinatown. Je vous en parlerai une autre fois...
Après cette journée bien remplie, le retour à la maison de nos amis en fin d'après-midi pour une petite pause fut bienvenu. Entre temps, le frangipanier qui ombre le jardin avait laissé choir quelques belles cireuses au parfum de tubéreuse...
Mais le samedi soir, la ville nous attend! Nous voilà reparti à Marina Bay, pour une virée nocturne en bord de mer.... Nous n'étions pas les seuls à nous promener et admirer les lumières.
Une ambiance bon enfant, des gens courtois, une impression de sécurité... tout nous portait à la flânerie et aux longues discussions.
Ce n'est que très tard que c'est terminée notre première journée singapourienne, et pour la petite histoire, je ne résiste pas à éditer cette photo du symbole de la ville : Le Merlion qui aurait dû cracher son jet d'eau dans la baie, mais qui semblait faire grève ce soir-là!
Heureusement, l'invitation a été lancée par des amis installés depuis deux ans dans cette mégapole... de quoi nous simplifier la tâche et de nous donner quelques clefs pour mieux comprendre. Une semaine, c'est très court pour appréhender un monde complètement inconnu. Je n'avais jamais rien vu de l'Asie et en plus je baragouine l'anglais assez mal - ne l'ayant appris que sur le tas!
Dès la route de l'aéroport, la végétation s'imposait, dans la moiteur lourde d'après l'orage. Je ne pouvais imaginer que les grands arbres seraient le leitmotiv de cette ville que les plantes semblent enserrer... Partout, des quartiers d'habitation populaires aux quartiers d'anciennes maisons plus huppés, des quartiers d'affaires aux quartiers industriels, des arbres, des fleurs...
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| A Orchard Road - "Les Champs Elysées" de Singapour |
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| Au bord du Mc Richie Reservoir, Singapour |
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| Rivage du Pierce Reservoir, Singapour |
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| Orchard Road, Singapour |
Après cette journée bien remplie, le retour à la maison de nos amis en fin d'après-midi pour une petite pause fut bienvenu. Entre temps, le frangipanier qui ombre le jardin avait laissé choir quelques belles cireuses au parfum de tubéreuse...
Mais le samedi soir, la ville nous attend! Nous voilà reparti à Marina Bay, pour une virée nocturne en bord de mer.... Nous n'étions pas les seuls à nous promener et admirer les lumières.
Une ambiance bon enfant, des gens courtois, une impression de sécurité... tout nous portait à la flânerie et aux longues discussions.
Ce n'est que très tard que c'est terminée notre première journée singapourienne, et pour la petite histoire, je ne résiste pas à éditer cette photo du symbole de la ville : Le Merlion qui aurait dû cracher son jet d'eau dans la baie, mais qui semblait faire grève ce soir-là!
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A force d'avoir trop dansé dans le vent A force d'avoir trop résisté A force d'avoir trop vécu






















































