mardi 5 février 2013

Château de Chillon pour février

La deuxième image enneigée du calendrier, dont la première page a été tournée ICI, est chère à mon coeur!

Château de Chillon, Lac Léman par Christof Sonderegger
Je n'ai jamais vu d'avion le Château de Chillon, mais je ne renierais pas cette photo, la magie de sa masse posée sur le miroir du Léman face à la chaîne savoyarde étant sublimée par la neige.

Ce château m'a accompagnée depuis ma première course d'école jusqu'aujourd'hui... Je le visite tous les quatre ou cinq ans, avec toujours le même émerveillement. J'aime y arriver à pied, par la longue promenade qui suit la rive.

Mais lors de ma dernière visite, en 2008, j'y suis arrivée par bateau... et j'ai pu longuement admirer les façades imposantes à la verticale du lac.


Avec cette page, ce sera  la vie de châtelaine pendant tout le mois de février!

dimanche 20 janvier 2013

Rêveries dominicales - un bouquet pour un dimanche 12

Au chaud, devant l'ordinateur, je flemme... Il fait froid, c'est blanc, c'est gris, c'est dimanche hivernal!
Je reviens sur mes fichiers photos et je refais mes balades de ce début d'année. Pas très loin, à quelques kilomètres de chez moi...
Janvier avait relativement bien commencé dans la douceur, et la longue balade sous les chênes avait un avant-goût de printemps. Herbe verte, légère brume. Le sommet dégarni de la montagne familière paraissait annoncer le renouveau.


Quelques jours plus tard, changement d'ambiance. Pourtant, le chemin de la forêt traçait sans hésiter l'air vif de l'après-midi.


Seul l'or des feuilles de hêtres animait la forêt qui semblait vibrer de milliers de cristaux. Etranges cotonniers...


La rivière se la jouait émeraude et couleurs froides. Plus haut, le chemin était barré, la neige avait tout envahi en gros éboulements peu rassurants.


Quelques jours plus tard, le ciel avait retrouvé le visage que je préfère, mais la griffe du froid enserrait toujours le paysage. La longue balade fut éprouvante, malgré la beauté de la lumière. Mais quel plaisir d'être sortie, d'avoir vaincu l'hiver à marche forcée, une fois encore!


Le jardin est sous sa couverture, seuls les oiseaux aux mangeoires l'animent de leurs vols affamés...  Derrière la vitre, l'hibiscus a ouvert ses derniers boutons avant la taille hivernale, et je vous offre ce mini bouquet en vous souhaitant un bon dimanche!




dimanche 13 janvier 2013

Un bouquet pour un dimanche 11

Les premières tulipes .... c'est une fausse tradition que je me suis créée, il y a longtemps: je m'offre les premières tulipes arrivées dans "mon" magasin. Cette année, ce fut très tôt, puisque dès le 3 janvier, elles étaient là, bien serrées dans leur papier transparent, un peu transies - et c'est ma soeur qui m'en a fait la surprise : Double bonheur!


Dans ma couleur, sur vase gris, nouvellement trouvé en brocante... Leurs pétales satinés ont mieux résisté que leurs feuilles à la chaleur de l'appartement et leur parfum un peu âcre, de couleur violet noir, m'a enchantée une longue semaine!
Ces belles arrivées du Kenya, sous le label "commerce équitable", sont maintenant partout présentes, et je ne pourrai résister à leurs couleurs, en attendant que l'hiver se fasse et que le jardin reprenne ses floraisons printanières.
En ce dimanche gris, je vous en offre quelques-unes, pour vous accompagner pendant cette semaine que je vous souhaite douce et parfumée!



samedi 5 janvier 2013

Images d'Epinal en Suisse en janvier

Le calendrier suisse a été un incontournable de ma jeunesse! Les vues de "nos belles montagnes" accrochées dans l'armoire de la cuisine, et les croix tracées sur les jours importants où il fallait se souvenir de quelque chose...
Chaque commerçant y allait du sien: boucher, boulanger, fromager, avec des recettes correspondantes à son métier imprimées au dos de chaque image.
Passée à l'agenda numérique depuis belle lurette, je n'imaginais pas que de tels calendriers existaient encore. Et pourtant, le pharmacien en a distribué cette année, et je ne résiste pas à vous montrer une image par mois: pas d'impatience, les pages ne se tournent  pas toutes à la fois, chaque jour doit s'écouler et vivre son temps.
A tout seigneur, tout honneur, janvier, mois d'hiver, commence la ronde en blanc :

Coucher de soleil sur Riederalp par Markus Vögeli
Pendant 31 jours, qu'il fasse doux comme aujourd'hui, ou glacial et sec sans une trace de neige, votre oeil se délectera de la crème glacée et vous aurez le sentiment d'être tout à l'aise et au chaud dans le petit chalet!

jeudi 3 janvier 2013

Première balade, première fleur

Tentant d'échapper à l'ambiance nauséeuse d'une fin de gastro, malgré le ciel sombre et les pluies, j'ai décidé de faire quelques pas en forêt... La première fleur de l'année m'y attendait!
Hellébore foetide
Mais pas seulement, Nikos la belle rouquine, était là, fidèle à son poste, quémandant quelques caresses puis s'intéressant subitement aux odeurs de son domaine et m'oubliant, me laissant continuer seule sur le chemin.


Les pieds des arbres aux longs orteils verts ont une fois encore fait mon admiration, tout semblait roux, brûlé, mais la mousse illuminait le sous-bois.


Plus loin, le miroir d'une dryade reflétait le ciel encore clair à travers les branches dénudées.
Un froissement devant moi, et voilà que déboulent trois chamois! Cela fait donc quatre chamois en quelques jours, si vous vous rappelez le premier rencontré ICI.  Une fois leur frayeur passée, ils se sont arrêtés en contrebas, l'un faisant un brin de toilette insouciante, le deuxième hésitant à suivre celui semblait s'être enfui derrière la butte.

Un deuxième cliché agrandi montre le masque d'un jeune de l'année qui suivait ses parents et que l'un d'entre eux semble attendre ... Peut intimidé par les silhouettes humaines, se tenant pourtant à distance raisonnable...

J'ai bien aimé que ma première balade de l'année soit l'occasion de rencontres aussi variées qui ne peuvent qu'être de bons présages pour les futures promenades.

dimanche 30 décembre 2012

Balade de décembre

Dernières balades de l'année dans ce mois  de décembre si doux, si surprenant... J'ai marché dans la campagne, à l'orée des forêts pour profiter du soleil et du vent tiède.
 Dans l'ombre mauve des fûts rectilignes, j'ai recueilli les voeux  que je formule pour votre année 2013, à vous tous, lecteurs, fidèles ou passagers, en vous remerciant de votre assiduité et de votre présence amicale.

Que vous puissiez vous délecter des couleurs de la vie,
 que vous sachiez éviter les pièges,
  et que vous ayez le temps de jouir de l'intensité du quotidien.
Enfin, que l'année 2013  vous soit douce, comme la lumière de ce soir doré.

Bonne et heureuse année 2013!

mardi 18 décembre 2012

Tozeur

J'aime les dattes! J'aime le moelleux muscadé de leur chair, leur  peau pruinée et bosselée, leur noyau astringent qui agace la langue.
Synonymes, au même titre que la mandarine, des fêtes de fin d'année, elles restent pour moi indissociables des desserts hivernaux qu'elles savent si bien réchauffer. Cette année, elles ont fait leur apparition dans les magasins dans un horrible carton jaune, censé - je suppose - représenter le soleil, sous une marque suisse. Intriguée, j'en ai cherché la provenance, et en tout petit, j'ai trouvé : "produit par  XXX, à Tozeur".




J'ai débarassé l'emballage hideux, j'ai sorti un plat de là-bas ... à la première bouchée, j'ai commencé à voyager!

Quels souvenirs Tozeur m'avait-elle laissés? Nous étions hors saison, les grands hôtels étaient fermés dans toute la Tunisie, nous logions dans des hôtels pour représentants de commerce, au gré de notre vagabondage. Peu de rencontres, peu de souvenirs.  Mais des impressions très fortes qui sont revenues en vrac, une odeur de cuisine au coin d'une rue, une musique lancinante, le bruit du vent dans la palmeraie... et ces rues désertes, comme une ville morte.


Sur la route de Gafsa à Tozeur, le désert avait fleuri.  Le mauve répondait au bleu du ciel et au rose du sable. Un camaïeu inoubliable.

Dans la ville, le même rose se répétait dans les chevrons des maisons décorées ...


Les palmiers, partout présents, nous ont consolés de la palmeraie défendue que nous avons à peine pu longer. Hors saison touristique, nous n'étions pas les bienvenus.


Pourtant, nous avons aimé cette bourgade endormie pour son atmosphère hors du temps. L'isolement nous a paru encore plus grand lorsque nous avons traversé le lac salé, le Chott el Jérid. La beauté d'une terre désolée...



J'ai repris mes photos oubliées... et redécouvert des souvenirs oubliés. Tout ça par la magie et le goût du Doigt de lumière, puisque c'est la traduction de Deglet Nour, qui qualifie la datte de Tozeur.

dimanche 16 décembre 2012

Le premier

Les promenades dominicales sans ambition offrent parfois des surprises! J'aime me balader sans but, dans les endroits connus de la ville, me laisser imprégner de l'atmosphère des lieux, reconnaissant quelques détails, en découvrant d'autres...
Mais aujourd'hui, la lumière était si belle que nous nous sommes arrêtés pour admirer et prendre en photo la vieille ville une fois encore, une fois de plus.


Fribourg, vieille ville

Je me suis amusée à repérer les rues dans l'enchevêtrement des toits, à deviner les maisons connues, à réinventer la géographie de la cité.

Fribourg, toits de la Grand Rue

J'ai essayé de compter les cheminées, les clochetons, les balcons, remarquant quelques spécificité architecturales comme ces chambres sous les toits, telles un éventail.


En me retournant, mon oeil fut attiré par une masse brune un peu en hauteur, juste au-dessus du parking. Et là, je vis pour la première fois de ma vie, un animal que j'ai maintes fois espéré voir en liberté, sans oser imaginer pouvoir le photographier!  J'en avais vu dans les parcs alpins, j'en avais même vu un mort, au bord de la route, à peu près au même endroit, un matin à l'aube... J'avais mis le doigt sur mon incapacité à grimper et mon peu de patience, et je pensais n'en jamais rencontrer.
Mais celui-ci était bien vivant, et broutait, nullement effarouché par notre présence et les voitures qui passaient à vive allure à quelques mètres.

Chamois des villes
Je savais depuis ma rencontre funeste qu'une petite colonie vivait dans la vallée du Gottéron, mais de là à en apercevoir!
Pour une balade citadine, reconnaissez que j'ai été gâtée!

dimanche 2 décembre 2012

Saint Nicolas

Avez-vous connu, avant le Père Noël, la Saint-Nicolas?
Enfants, nous avions deux fêtes bien distinctes : le 6 décembre, le repas de  Saint-Nicolas, traditionnellement la première mandarine de l'hiver - et parfois la seule -, un repas de noix, noisettes, amandes, châtaignes, figues et dattes. Un sirop de cannelle chaud, avec une pointe de vin, accompagnait le biscôme. Le Père Noël, lui, déposait ses cadeaux sous le sapin le 24 décembre dans l'après-midi.
Aucune confusion ne semblait être possible, les deux effigies étant bien différenciées... Puis lentement, le père Noël traditionnel s'est imposé sur les biscômes.
A Fribourg, ce sont les élèves du Collège St-Michel qui organisent la Fête de la Saint-Nicolas, Saint Patron de la Ville. Cortège, du collège à la Cathédrale, Saint Nicolas sur son âne, puis discours au peuple depuis le balcon du portique de la cathédrale.
Cette année, ils ont voulu remettre le Saint sur les biscômes, en contactant les boulangers et confiseurs de la ville. Et ils ont réussi, ceux-ci ont joué le jeu!

A gauche le Père Noël destitué, et à droite, Saint Nicolas, dessiné par Frédéric Aeby (clic)
Cette action a été hautement commentée dans la presse, et pendant la Fête, chacun était fier d'acheter le "vrai biscôme".
Pour la première fois, je me suis mêlée à la fête, ayant honte de n'avoir jamais participé à cette fête hautement populaire. Le chiffre de 30'000 participants a été annoncé: sans la présence d'amis, j'aurais fui rapidement... Mais j'aurais certainement passé à côté de quelque chose de fort!
Concerts courts dans l'après-midi, l'art choral étant fort apprécié dans la région. Chants religieux et de Noël, bien sûr.

Choeur du Collège Saint-Michel dans l'église éponyme
Les stands de biscômes offrent le vin chaud parfumé à la cannelle  à l'anis étoilé, toutes épices destinées à réchauffer, les températures étant proches du 0°C.  On passe d'une église à l'autre en sirotant la boisson revigorante (plus d'eau que de vin, rassurez-vous!).
Dans la tradition, les tours en âne ont toujours la faveur des enfants,


et les collégiens vendent cakes et gâteaux pour financer leurs voyages de fin d'année. Quelques artisans pour ce marché d'un jour, mais perdus dans la grande masse des revendeurs de babioles chinoises, envahissant un marché ressemblant à n'importe quelle foire : l'odeur de saucisses grillées avait rapidement supplanté l'odeur de la cannelle  si évocatrice des fêtes de fin d'année.

Pauvres Pêres Noël, remplacés par ces ballons si moches!
Mais plus loin, ce fut l'attente, sous la tour de la Cathédrale, de l'arrivée du cortège de Saint Nicolas, dans une joyeuse effervescence, et dans une belle lumière ...


Les tambours, les fifres, puis le choeur, prennent place sur le parvis, l’Évêque de Fribourg va sortir de la cathédrale pour accueillir Saint-Nicolas. Je ne vois pas grand chose, il fait nuit, il y a de plus en plus de monde. Ambiance bon enfant, pourtant.


Puis le voilà enfin sur le balcon, le poil blanc cachant le collégien...  Des biscômes sont jetés des fenêtres pour les enfants sages, et les Père Fouettards font vibrer les verges en direction des enfants peu sages, Saint Nicolas enfin parle à la foule en français et en allemand, s'adressant à ses "Chers enfants", et déclenchant des clameurs d'approbation ou de déception, des rires lors de ses commentaires sur la vie politique ou de ses quelques piques aux autorités en place. Mais rien de l'iconoclasme du Carnaval!

 

Enfin, il bénit ses Chers Enfants, et disparaît dans la fumée rouge, sous les applaudissements des participants.


Une messe sera dite ensuite dans la cathédrale pour les croyants, et les mécréants se dispersent dans la vieille ville pour retourner chez eux. La fête est finie, mais l'année prochaine, le premier samedi de décembre, Saint Nicolas reviendra dans sa bonne ville.

dimanche 28 octobre 2012

Entrée dans l'hiver

Dimanche d'octobre... Dans mon sommeil, j'ai entendu le vent secouer furieusement les rideaux tandis que le froid essayait de pénétrer dans ma couette ... et le matin, le spectacle était là, impressionnant


Tout de suite, j'ai su qu'il faisait  un froid de canard,


c'est  la goutte au nez que j'ai fait le tour du jardin - je n'étais d'ailleurs pas la seule!


Les pommes n'ont pas fini de mûrir


mais  la douleur au bout des doigts, l'onglée, m'a dissuadée d'aller en cueillir ... Je me sentais comme ce pauvre fuchsia.


Un grand frisson glacé m'a parcouru l'échine et convaincue de revenir sur mes pas


pour faire le premier feu de la saison, en brûlant traditionnellement le bouquet de fleurs séchées qui a garni la cheminée pendant la belle saison.


L'hiver est là ! Mais m'y habituerai-je un jour ? Pour moi, il arrive toujours trop tôt, et dure toujours trop longtemps!